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2008-12-18 | ACTUALITÉS |Université du Québec à Trois-Rivières

Une Université... du 3e âge à l'UQTR dès 2009

L'Université du Québec à Trois-Rivières aura désormais son Université du 3e âge. Elle s'apprête en effet à offrir, dès septembre 2009, une structure et des programmes de formation spécialement conçus pour une clientèle de 50 ans et plus. Le Comité de gestion de l'Université du 3e âge, ou UTA, créé pour développer et offrir ces formations et gérer le budget, offrira aux aînés des cours en plein jour sur le campus à partir des sessions d'automne et d'hiver 2009-2010.

Les cours, d'une durée de huit semaines chacun, seront donnés par des professeurs réguliers ou des professeurs à la retraite, explique Louisette Lord-Bolduc, présidente du Comité de gestion.

«C'est tellement éclaté comme formule», dit-elle. «Ne pas avoir de travaux. Ne pas avoir d'horaires. Ne pas avoir d'examens. Ne pas avoir de notes. C'est le plaisir d'aller apprendre. Il n'y a aucun prérequis pour suivre les cours... et les coûts sont concurrentiels», dit-elle. En revanche, les cours ne sont pas crédités.

«L'Université du 3e âge, ça existe partout dans le monde. Il y a même une association des Universités du 3e âge de langue française qui a un congrès et qui fait des échanges», ajoute Mme Bolduc. Les universités de Sherbrooke et Laval sont reconnues pour leur UTA, précise Claude Arbour, directeur du Bureau du recteur de l'UQTR.

À ceux et celles qui se demandent pourquoi des aînés retourneraient ainsi aux études alors que la plupart n'en feront pas carrière, le président de la Société des écrivains de la Mauricie, Louis Caron, qui a appuyé le projet, fait la réflexion suivante: «Ça m'énerve qu'on associe la culture et l'éducation au marché du travail. On ramène toujours les choses de notre société contemporaine à des questions économiques. Tu as un diplôme, tu as un job qui vaut tant. C'est bête de penser comme ça. Un être humain ne doit jamais cesser de grandir», plaide-t-il. Et puis, il y a «la visibilité des têtes blanches sur le campus», fait valoir Mme Bolduc.

Les participants à l'UTA «sont des gens qui ont eu une carrière pleine, satisfaisante pour la majorité du temps, mais qui ont dû mettre de côté des rêves ou des curiosités non satisfaites relativement à des sujets», explique Mme Bolduc. «Par exemple, moi j'ai toujours été dans l'éducation, mais j'aime beaucoup l'histoire de l'art. Je vais demander à ce que mon Université du troisième âge essaie de satisfaire cette curiosité-là», illustre-t-elle. «D'autres personnes qui sont dans la santé voudront avoir des cours de philo.»

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Source: http://www.cyberpresse.ca/le-nouvelliste/

 

   

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