Des travaux communs menés dans trois institutions du Québec et de l'Espagne auraient permis une meilleure compréhension des mécanismes des maladies neurodégénératives telles que l'Alzheimer, les accidents vasculaires cérébraux, la démence, la maladie de Parkinson et la sclérose en plaques.
La doctorante Sonia Do Carmo et le professeur Eric Rassart, de l'Université du Québec à Montréal (UQAM), en collaboration avec l'Institut Armand-Frappier et de l'Université de Valladolid, en Espagne, disent être parvenus à démontrer le rôle de protection et de réparation de l'apolipoprotéine D, ou ApoD, dans les cas de maladies neurodégénératives.
Une équipe du professeur Rassart avait découvert, il y a une dizaine d'années, une présence accrue de l'ApoD dans le cerveau de personnes atteintes de plusieurs maladies neurodégénératives. «Nous savions qu'il y avait augmentation de cette protéine, mais nous ne savions pas qu'elle en était exactement le rôle. Ce que nous avons découvert, c'est que l'ApoD est bénéfique et améliore la survie liée à la présence de maladies dégénératives en jouant un rôle de protection», a expliqué Sonia Do Carmo en entrevue téléphonique.
Les chercheurs soutiennent que leur découverte ouvre la voie à une piste très intéressante pour la prévention et le ralentissement de la progression de ce type d'affections, confirmant l'hypothèse voulant que cette protéine joue un rôle de protection et de réparation.
«Nous avons démontré l'impact bénéfique de la protéine, la prochaine étape sera de déterminer comment ce mécanisme s'effectue et espérer trouver le moyen d'augmenter et de développer cette protéine ou tout simplement de l'injecter sur des souris et éventuellement aux humains», a poursuivi Mme Do Carmo.
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Source : http://www.cyberpresse.ca/
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