L'ÉTS et l'Université de technologie de Compiègne (UTC) ont conclu récemment un accord d'association qui vient étendre et diversifier leurs objets de collaboration.
La charte associative qui unit maintenant l'École et l'UTC dépasse le cadre des échanges traditionnels car elle implique une gouvernance partagée. Le conseil d'administration de chacun des établissements accueillera, en effet, un membre de l'école partenaire. De l'agrément des cursus aux projets de recherche communs, cette alliance veut toucher toutes les composantes d'un établissement d'enseignement supérieur. La première réalisation issue de cette association est la mise sur pied d'une chaire de recherche sur les écotechnologies, un projet qui bénéficie du support d'une multinationale de ce secteur, Suez Environnement. Par cette entente, l'ÉTS et l'UTC posent les premiers jalons d'un réseau international d'universités en technologie.
L'ÉTS et l'UTC entretiennent des liens depuis 1994, par des ententes de collaboration touchant la mobilité des étudiants et l'échange de professeurs. «Ce sont deux établissements qui se ressemblent beaucoup, explique Yves Beauchamp, directeur général de l'ÉTS, tant par leur taille, soit environ 5000 étudiants, que par leur mission et leur implication auprès de l'industrie. Au fil des ans, certains professeurs ont établi des collaborations soutenues entre eux et l'ÉTS a même embauché trois professeurs de Compiègne. Compte tenu de ces similitudes et de la proximité que nous avons développée, il semblait naturel de pousser plus loin notre collaboration.»
L'Université de technologie de Compiègne, fondée en 1972, est la première et la plus importante composante du réseau d'universités technologiques françaises, qui comprend aussi l'Université de technologie de Belfort ? Montbéliard (UTBM) et l'Université de technologie de Troyes (UTT). La mission principale de ces établissements concerne la formation, la recherche et le transfert de technologie. En 2005, le réseau des UT s'élargissait à la Chine, avec l'ouverture de l'Université de technologie sino-européenne de Shanghai (UTSEUS), qui accueille chaque année quelque 700 étudiants chinois qui doivent effectuer une partie de leur formation en France.
En s'associant à l'UTC, l'ÉTS étend donc son influence à des établissements de haut niveau présents en Europe et en Asie. «Notre entente pose les premiers jalons d'un réseau international d'universités en technologie, précise Yves Beauchamp. L'UTC et l'ÉTS sont au c?ur de ce réseau international, qui pourrait bien s'étendre à d'autres universités à travers le monde, dont l'Université de technologie fédérale du Paraná (UTFP), au Brésil, avec qui l'UTC entretient des relations soutenues.»
Pour assurer la mise en ?uvre et le suivi de ce développement, les deux établissements ont innové en échangeant un siège à leurs conseils d'administration respectifs. «Je siège maintenant au conseil d'administration de l'UTC, et Ronan Stephan, président de l'UTC, siège au conseil de l'ÉTS. Cette présence nous permet de prendre le pouls de nos institutions et nous nous trouvons aussi aux premières loges pour faciliter la collaboration. De plus, l'expérience concrète vécue au sein d'une école similaire, quoique différente, permettra à chacun de porter un regard neuf et original sur lui-même. C'est en soi un très grand avantage. On prévoit également mettre sur pied un comité bilatéral de vigie et de planification stratégique permettant d'assurer le suivi des dossiers.»
La première réalisation à émaner de cette alliance est la mise sur pied d'une chaire en écotechnologie, un domaine où l'UTC et l'ÉTS ont développé une grande expertise. Cette chaire conjointe se donne pour mission de contribuer à la recherche de solutions favorisant le développement durable et l'intégration des solutions proposées aux structures sociales et à l'activité humaine. La chaire en écotechnologie bénéficie déjà du support d'un partenaire important du secteur industriel, Suez Environnement, un leader mondial dans les domaines de l'eau potable et de la gestion des déchets.
Pierre L'Heureux, directeur du Bureau des relations internationales de l'ÉTS, note pour sa part qu'en s'associant, l'ÉTS et l'UTC souhaitent obtenir un agrément mutuel de leurs programmes de formation d'ingénieurs et veulent concrétiser de nombreux projets, dont la création d'un programme commun de maîtrise. «On peut très bien imaginer le futur ingénieur formé à l'ÉTS suivre des compléments de formation et acquérir de l'expérience en recherche industrielle ailleurs dans le réseau des universités technologiques françaises. Ce futur ingénieur aura donc la possibilité de travailler selon des modes nord-américains, européens ou même asiatiques. Ces nouvelles possibilités amèneront l'ÉTS à considérer ses structures et son organisation, de même que l'utilisation et le déploiement de ses ressources, en fonction de son appartenance à un réseau d'envergure mondiale.»
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Pour information:
Sébastien Langevin
Agent d'information
514 396-8664
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