Photo : Flageol
Au cours des cinq premières années suivant leur insertion sur le marché du travail, 15 à 20 % des jeunes enseignants québécois abandonnent leur profession. Mais que faire pour aider ces arrivants à persévérer dans l'enseignement? Professeur au Département des sciences de l'éducation de l'UQTR et membre du Laboratoire d'analyse du développement et de l'insertion professionnels en enseignement (LADIPE), Stéphane Martineau s'est intéressé aux différents programmes mis en place pour faciliter l'insertion professionnelle des nouveaux enseignants.
« Lorsque les diplômés en enseignement amorcent leur carrière, ils se voient souvent confier des tâches plus ingrates, de constater M. Martineau. Ils sont assignés, par exemple, dans des écoles de quartiers défavorisés ou des classes difficiles, ou ils doivent travailler dans plusieurs établissements différents. Au secondaire, ils enseignent plusieurs matières ou à divers niveaux. Certains enseignent aussi des matières pour lesquelles ils n'ont pas été formés. D'autres n'obtiennent pas de contrats et doivent travailler sur appel ou faire de la suppléance. Tout cela pour réussir à accumuler un nombre d'heures suffisant au sein d'une même commission scolaire, afin de pouvoir un jour obtenir un poste. »
Confrontés à des attentes élevées de la part des directions d'école, les nouveaux enseignants doivent assumer les mêmes responsabilités que leurs pairs plus expérimentés, même s'ils débutent dans la profession. « Le jeune enseignant peut vivre alors un sentiment d'incompétence, ne pas se sentir à la hauteur, ce qui contribue aussi au décrochage, surtout dans les deux premières années de la carrière », rapporte le chercheur.
Sur la photo : Stéphane Martineau, professeur au Département des sciences de l'éducation de l'UQTR.
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Source :
Service des communications, UQTR
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