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2011-01-26 | ACTUALITÉS |Université du Québec à Montréal

Tous des homo ludens

Les jeux vidéo sont souvent fondés sur des thèmes fantastiques, inspirés de la science-fiction ou de l'époque médiévale. Conception graphique : maheu-arbour.ca

Après l'Homo sapiens (qui sait) et l'Homo faber (qui fabrique), voici l'Homo ludens : une espèce pour laquelle l'acte de jouer constitue une fonction vitale. Et qui est de plus en plus répandue. À preuve, 1,5 million de Québécois ont pris part à des jeux en ligne en 2010, selon un sondage réalisé par Léger Marketing. Ce type de divertissement, qui a connu un taux de croissance de 46% depuis un an, regroupe à la fois des jeux traditionnels (loterie, cartes, échecs, poker) et une panoplie de jeux vidéo des plus sophistiqués.

La popularité grandissante des jeux en réseau a conduit à la formation, depuis une dizaine d'années, d'un nouveau domaine de recherche que les Américains ont baptisé Game Studies. À l'UQAM,les professeurs Charles Perraton (Département de communication sociale et publique) et Magda Fusaro (Département de management et technologie) co-dirigent le groupe de recherche Homo Ludens, créé en 2006, qui s'intéresse aux jeux vidéo en ligne. En novembre dernier, Homo Ludens et le centre de recherche Techno-culture, Art and Games de l'Université Concordia se sont associés pour organiser le colloque international Le jeu vidéo en ligne : nouvel espace de socialisation.

Les travaux des chercheurs de l'UQAM portent principalement sur les «jeux en ligne massivement multijoueurs» (Massively Multi-player Online). «Ces jeux, qui regroupent des milliers de personnes aux quatre coins de la planète, sont souvent fondés sur des thèmes fantastiques, inspirés de la science-fiction ou de l'époque médiévale, explique Maude Bonenfant, coordonnatrice d'Homo Ludens. Plusieurs comportent des éléments de quête ou une mission à accomplir, permettant aux joueurs de développer des stratégies et d'établir des alliances.» C'est le cas de World of Warcraft qui rassemble plus de 12 millions de joueurs.

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Source :
Claude Gauvreau
Journal L'UQAM
Volume 37, numéro 9, 24 janvier 2011

 

   

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