Pierre Nolin, professeur au Département de psychologie de l'UQTR, s'est intéressé à la réalité virtuelle pour mesurer les effets cognitifs d'une commotion cérébrale. Avec la collaboration d'élèves des programmes Sport-Études et Musique-Études de l'Académie les Estacades de Trois-Rivières, il a testé avec succès un outil virtuel novateur de diagnostic.
Lorsqu'une personne a été victime d'une commotion cérébrale, elle peut présenter diverses séquelles cognitives affectant, par exemple, ses capacités d'attention et de concentration. Ces défaillances fournissent un indice de la présence d'un traumatisme, pour les neuropsychologues. Toutefois, dans le cas de commotions plus légères, ces déficits se révèlent plus subtils et plus difficiles à évaluer avec les outils traditionnels de diagnostic. Souhaitant explorer de nouvelles avenues en ce domaine, le professeur Pierre Nolin, du Département de psychologie de l'UQTR, s'est intéressé à la réalité virtuelle pour mesurer les effets cognitifs d'une commotion cérébrale. Avec la collaboration d'élèves des programmes Sport-Études et Musique-Études de l'Académie les Estacades de Trois-Rivières, il a testé avec succès un outil virtuel novateur de diagnostic.
«Pour évaluer les fonctions cognitives de ces élèves, nous avons utilisé une classe virtuelle, explique le chercheur. Notre logiciel, développé avec la collaboration de la firme Digital Media- Works d'Ottawa, simule l'environnement réel d'une salle de classe, avec un professeur et des élèves. Grâce à un casque de visualisation, le participant peut voir cette classe comme s'il y était, peu importe l'endroit où il regarde. La personne évaluée est assise virtuellement à un pupitre et doit répondre à différents tests apparaissant au tableau, à l'avant de la classe. Pendant cette évaluation, des éléments perturbateurs, visuels ou auditifs, surviennent dans la classe et sont susceptibles de déconcentrer le participant. Tout comme pour les tests traditionnels, nous compilons le nombre de bonnes et de mauvaises réponses, le temps de réaction ainsi que les oublis de réponse. Mais ce qui distingue la réalité virtuelle des autres tests, c'est qu'elle nous permet aussi de mesurer les réactions des participants aux distractions ambiantes.»
Sur la photo : Pierre Nolin, professseur au Département de psychologie.
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Source :
Campus Express
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