La puce d'eau ou daphnie (Daphnia pulex) ne fait que quelques millimètres, mais elle est depuis fort longtemps un des sujets favoris d'études en écologie et en évolution, de par son rôle important dans les réseaux trophiques des étangs et lacs d'eau douce.
Il y a fort à parier que la daphnie continuera à jouer un rôle encore plus important dans l'avenir puisque son génome vient tout juste d'être déchiffré, travail qui a été publié dans la prestigieuse revue Science, au début février 2011. Le laboratoire de France Dufresne, du Département de biologie de l'UQAR, s'est joint à l'effort du déchiffrage en 2006 et a identifié une vingtaine de gènes appartenant à une voie métabolique importante, celle de l'insuline.
«Les gènes de cette voie sont importants, explique Mme Dufresne, puisqu'ils sont impliqués dans le déterminisme de la taille corporelle et de la longévité.» Les génomes d'une centaine d'espèces ont été déchiffrés jusqu'à présent, incluant la mouche à fruit, la souris blanche et l'humain, mais c'est la première fois que l'on dispose d'autant de connaissances de base de l'écologie d'une espèce avec un génome connu.
De plus, puisque la daphnie est une espèce phare de la qualité des eaux, les nouveaux outils génomiques, mis à disposition des chercheurs, permettront une meilleure compréhension des réponses génétiques aux changements anticipés de l'environnement.
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