Don Quichotte est une des oeuvres les plus connues de Picasso. Le fameux chevalier hardi et idéaliste a été fait par lithographie, c’est-à-dire dessiné sur une pierre calcaire, puis imprimé à plat. Mais au Centre Énergie Matériaux Télécommunications de l’Université INRS, situé à Varennes, on pratique plutôt la lithographie par faisceau d’électrons. L’appareil utilisé a le crayon plus fin et la main plus sûre que n’importe quel artiste : ses croquis sont 10 000 fois plus petits qu’un cheveu humain.
«Si on a un dispositif en tête, on le dessine puis on le fabrique en labo», explique le professeur Mohamed Chaker, directeur du Laboratoire de micro et nanofabrication (LMN), qui a bénéficié d’un investissement de 33 millions de dollars provenant, entre autres, de la Fondation canadienne pour l’innovation (FCI). En fonction depuis 2006, cette installation permet de mettre au point des structures lilliputiennes pouvant servir en microélectronique, en photonique, en biomédecine ou en télécommunications.
Tout y est : graveurs à plasma, évaporateur, rayons laser de toutes sortes et plus encore : «Ici, on a le coffre d'outils complet pour passer du concept à la réalité en une semaine», affirme Boris Le Drogoff, associé de recherche. Ainsi, d'autres créations miniatures devraient pouvoir sortir du laboratoire dans un futur proche : la Chaire de recherche du Canada en plasmas appliqués aux technologies de micro et nanofabrication, dont Mohamed Chaker est titulaire, vient de recevoir 1,7 million de dollars pour les prochains sept ans.
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Source :
Planète INRS
4 avril 2011
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