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2011-04-28 | ACTUALITÉS |Université du Québec

Théorie des jeux - Une drôle d'idée très féconde : le professeur Robert Leonard, de l'UQAM, remporte le prix Joseph-J.-Spengler

Photo : Jacques Grenier - Le Devoir

Certains liens, certaines associations d'idées et de concepts vont de soi: «recherche» et «université», par exemple, ou «hockey» et «séries éliminatoires». D'autres toutefois semblent un peu moins «naturelles». Ainsi, qui penserait associer la théorie des jeux à l'économie et aux grands bouleversements qui agitent la société? C'est pourtant ce qu'ont osé faire Oskar Morgenstern et John von Neumann en formulant leur théorie des jeux au milieu des années 1940.

Robert Leonard, professeur au Département des sciences économiques de l'UQAM, a voulu éclaircir la naissance de ce concept en publiant un livre sur ce drôle de sujet aux Presses de l'Université de Cambridge. Rejoint au téléphone, il a bien voulu nous expliquer le contexte dans lequel on vient de lui remettre le prix Joseph-J.-Spengler en retraçant les grandes lignes de son ouvrage, Von Neumann, Morgenstern and The Creation of Game Theory: From Chess to Social Science, 1900-1960.

Période trouble

Le professeur Leonard explique d'abord que l'History of Economics Society décerne un prix chaque année en l'honneur de Joseph J. Spengler, un pilier de l'histoire de la pensée économique américaine qui enseignait à l'Université Duke. Le prix récompense tout simplement le livre le plus marquant de l'année dans le secteur.

Robert Leonard raconte, avec un brin de passion dans la voix et dans son français impeccable coloré d'un très léger accent, l'histoire de ces deux théoriciens bizarres qui ont osé les premiers associer la théorie des jeux, les sciences sociales et l'économie. «Von Neumann et Morgenstern sont deux personnages fascinants qui ont publié un livre magistral en 1944: Theory of Games and Economic Behavior. Pour mieux les connaître et tracer un portrait juste, j'ai lu tout ce qu'ils ont publié et fouillé aussi dans leurs écrits, leurs lettres et journaux personnels, que j'ai fait traduire du hongrois et de l'allemand.»

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Source :
Michel Bélair
Le Devoir, 23 avril 2011

 

   

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