Montréal compte plus de 675 000 arbres plantés le long des rues et dans les parcs. Peu d'entre nous savent à quel point cette forêt urbaine est importante du point de vue environnemental. «En pleine canicule, les gens ont raison de se réfugier dans les parcs. Il y a une différence de 10 oC entre un trottoir bétonné et l'ombre d'un arbre», dit Christian Messier, titulaire de la toute nouvelle Chaire sur la forêt urbaine à l'Université du Québec à Montréal (UQAM).
Son équipe s'apprête à préciser les bienfaits écologiques de la forêt métropolitaine et des banlieues. Outre les îlots de fraîcheur, les arbres placés près d'une maison peuvent faire économiser jusqu'à 20 % de l'électricité requise pour le système d'air conditionné. Ils neutralisent aussi la poussière urbaine en l'absorbant par les stomates de leurs feuilles, de la même façon qu'ils le font avec le CO2. «Nous avons tout intérêt à imiter la nature en plantant un nombre important d'essences d'arbres, afin d'obtenir un mélange capable de résister aux maladies et aux insectes», explique Christian Messier. Or, près de 30 % de la forêt urbaine montréalaise est constituée de frêne et celui-ci est menacé par l'agrile du frêne, un petit insecte dévastateur arrivé d'Asie.
En 2009, l'équipe de l'UQAM a planté quelque 15 000 arbres de 21 espèces différentes sur le campus McDonald de l'Université McGill. Le but, trouver la meilleure combinaison d'arbres pour obtenir une plantation la plus résiliente possible. Demain, la revanche d'Urbain des bois?
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Source :
La recherche dans le réseau de l'Université du Québec
Volume 1, numéro 1
Avril 2011
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