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2011-05-04 | ACTUALITÉS |Université du Québec

L'école privée, vraiment meilleure?

Photo: Istockphoto.com

Au moment de la transition entre l'école primaire et le secondaire, les élèves qui passent du réseau public au privé voient leurs résultats à des tests de mathématiques s'améliorer de façon significative, a démontré une étude récente menée par deux professeurs du Département de sciences économiques de l'ESG UQAM, Philip Merrigan et Pierre Lefebvre, en collaboration avec le diplômé Matthieu Verstraete (M.Sc. économique, 2006). «En moyenne, le classement des élèves s'améliore de quatre à cinq rangs centiles, ce qui constitue une augmentation considérable», souligne Philip Merrigan.

Publiée en février 2011 dans la revue scientifique américaine Economics of Education Review, cette étude (intitulée «Public Subsidies to Private Schools Do Make a Difference for Achievement in Mathematics: Longitudinal Evidence From Canada») jette un pavé dans la mare des pourfendeurs de l'école privée. En effet, elle démontre que ce n'est pas seulement parce que le système privé sélectionne ses élèves que ceux-ci performent mieux que ceux du public, mais que l'école privée les rend effectivement meilleurs.

Une étude longitudinale

«Contrairement aux études traditionnelles qui vont comparer au même moment dans le temps deux populations d'élèves, l'une au public et l'autre au privé, notre étude a permis de comparer les résultats obtenus par les mêmes jeunes à deux reprises, soit à la fin du primaire et au début du secondaire, explique Phiilp Merrigan. Cette méthode, basée sur des données longitudinales, visait justement à contrôler le biais positif envers l'école privée engendré par la sélection des élèves.»

Comme le souligneront les nombreux opposants aux subventions à l'école privée, il est possible d'invoquer toutes sortes de facteurs pour expliquer pourquoi les jeunes du privé performent mieux, en général, que ceux du public : non seulement la sélection, mais, surtout, une plus grande importance accordée par les parents à l'éducation, un plus haut niveau d'éducation des parents et un revenu familial plus élevé, des facteurs reconnus pour avoir une incidence positive sur les résultats scolaires.

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Source :
Marie-Claude Bourdon
Journal UQAM
2 mai 2011, p. 13

 

   

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