Photo : Photothèque La Presse
Est-il possible de procéder à l'aménagement des forêts, incluant l'exploitation, en se guidant sur les grandes perturbations naturelles qui ont de tout temps affecté la forêt boréale? Un peu plus d'une centaine de personnes, dont plusieurs scientifiques oeuvrant dans une multitude de disciplines, discutent pendant toute la semaine de ce sujet complexe dans le cadre de la Conférence internationale sur la dynamique des perturbations dans les forêts boréales qui se tient à l'UQAC. L'idée de départ étant d'en arriver à un aménagement forestier devant permettre de combler les besoins économiques des collectivités tout en assurant le maintien de la plus grande biodiversité possible.
Le biologiste Hubert Morin, professeur à l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) et spécialiste de la forêt boréale, estime qu'il s'agit d'une grande question à une époque où l'exploitation des grandes forêts commerciales est scrutée par les scientifiques. À l'autre bout de la lorgnette, indique-t-il, on croit qu'il ne faudrait pas soumettre ces écosystèmes particuliers à des perturbations qu'elles n'ont jamais connues.
«Est-ce qu'une grande coupe à blanc est une perturbation plus importante pour la forêt qu'un grand feu de forêt. La perception peut être différente pour un autochtone», illustre Hubert Morin, pour faire ressortir qu'en plus des dimensions purement scientifiques sur la biodiversité, l'aménagement forestier doit aussi tenir compte des dimensions sociales.
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Source :
Louis Tremblay
Le Quotidien, 1er juin 2011
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