Photo : Flageol
Selon une étude réalisée en 2010 par la Section de géographie du Département des sciences humaines de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), près de la moitié (44 %) des puits privés de la Mauricie ne respectent pas les normes édictées dans le Règlement sur la qualité de l'eau potable. L'eau souterraine captée par les puits municipaux échantillonnés est par contre de bonne qualité et respecte les normes du Règlement, mis à part les objectifs esthétiques qui ont été dépassés dans le tiers des puits, notamment en ce qui concerne le fer et le manganèse.
Au cours de l'été et de l'automne 2010, des chercheurs en géographie de l'UQTR ont procédé à l'analyse de la qualité de l'eau de 210 puits situés dans le sud-ouest de la Mauricie, incluant des puits résidentiels, commerciaux et municipaux. Un total de 45 paramètres géochimiques et bactériologiques ont été analysés, dont les métaux, les anions principaux, les fluorures, les nutriments ainsi que 5 paramètres microbiologiques.
Plusieurs types d'ouvrage de captage ont été échantillonnés, tels des puits tubulaires, des puits-citernes, des piézomètres, des pointes filtrantes, des captages horizontaux et des sources. Au total, 104 puits résidentiels ont été échantillonnés, 67 puits municipaux, 33 puits commerciaux, 4 puits d'un aqueduc privé et 2 sources. Le territoire couvert par l'étude inclut la MRC de Maskinongé, les villes de Trois-Rivières et de Shawinigan ainsi que la municipalité de Notre-Dame-du-Mont-Carmel. Au total, 46 % de la population du territoire visé est approvisionnée à partir des eaux souterraines, soit plus de 100 000 habitants.
Sur la photo : Karine Lacasse, étudiante à la maîtrise en sciences de l'environnement et Stéphane Campeau, professeur au Département des sciences humaines, Section géographie.
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ENTÊTE en ligne
2 uin 2011
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