Photo : Christian Fleury
Nul n'est prophète en son pays. Après plus de vingt-cinq ans de recherche sur l'innocuité des aliments irradiés, Monique Lacroix, professeure titulaire au Centre INRS-Institut Armand-Frappier, se désole de constater que contrairement à plusieurs pays, le Canada tergiverse encore à gonfler sa liste d'aliments pouvant être irradiés.
Trouvez l'erreur : le Canada est l'un des principaux pays producteurs de cobalt-60, une substance radioactive. Il construit 80 % des irradiateurs au cobalt dans le monde qui sont destinés à la radiothérapie et au traitement d'aliments, de produits pharmaceutiques et cosmétiques, d'os humains, de sang et d'emballages, etc. Il vend ces derniers à plusieurs pays étrangers en plus de donner la formation à ceux qui opèrent ces irradiateurs. Mais mis à part quelques rares exceptions, le Canada interdit la vente d'aliments irradiés. Comment cette situation est-elle possible?
Pour la professeure Monique Lacroix, qui est également chercheure au Centre d'irradiation des aliments du Canada (CIC) depuis sa fondation en 1987, il est clair que l'ignorance et la résistance du public sont les principales causes de cette situation pour le moins paradoxale. En effet, les aliments irradiés sont inoffensifs et apportent de nombreux bénéfices à la santé humaine. Des organismes aussi importants que l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) des Nations Unies cautionnent d'ailleurs l'utilisation de cette technique.
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Source :
Marianne Boire
PlanèteINRS.ca, 7 juin 2011
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