Photo : Karine Lacroix
Fille d'un Gallichanois, Christelle Paré n'avait jamais eu la chance de mettre les pieds dans le pays natal de son père. C'est le Festival d'humour de la région qui l'a amenée jusqu'ici. Travaillant actuellement sur une thèse de doctorat sur l'humour au Québec et son industrie, elle ne voyait pas d'autre solution que de venir observer sur place un des incontournables festivals, celui de l'Abitibi-Témiscamingue.
C'est à la suite de la populaire série sur CBC La Petite mosquée dans la prairie que Christelle Paré a découvert que l'humour pouvait être utilisé à plusieurs sauces.
«Mon parcours est particulier puisque je m'intéressais à la culture arabo-musulmane. J'ai fait des études sur le sujet, mais lorsque j'ai regardé cette série sur CBC, je me suis aperçue que l'humour pouvait permettre beaucoup de choses et même contrer d'une certaine manière le racisme. Je me suis donc intéressée à la comédie de situation et à l'humour en général», a relaté Christelle Paré.
La jeune femme étudie actuellement à l'Institut national de la recherche scientifique de Montréal afin d'y compléter un doctorat. Elle désire élaborer un portrait de l'industrie de l'humour au Québec et connaître ses enjeux, ses défis et les stratégies des grands acteurs du milieu, qu'ils soient auteurs, metteurs en scène, humoristes ou producteurs. «Je me bidonne tout le temps. C'est difficile de faire mes études. Je ne me sens pas dans un labo», a raconté la chercheure en souriant.
Dans sa thèse de doctorat, Christelle tente de faire ressortir la dynamique qui se joue entre les régions et Montréal. «Depuis quelques années, les régions n'ont plus besoin de se développer culturellement parlant grâce à Montréal. Elles sont désormais capables d'être seules pour créer des liens, entre autres des liens internationaux», mentionne-t-elle.
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Source :
Karine Lacroix
Abitibi Express, 11 juillet 2011
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