Photo: Stéphane Lessard
Le fleuve Saint-Laurent compte au moins 21 tributaires principaux et une grande quantité de canaux d'irrigation. Tous ces tributaires qui drainent les terres du Québec apportent avec eux d'importantes quantités de matière organique dissoute. Or, il appert que leur rôle dans la santé du fleuve soit beaucoup plus important qu'on ne l'avait imaginé au départ. Une équipe de l'Université du Québec à Trois-Rivières dirigée par le professeur Jean-Jacques Frenette du département de Chimie-Biologie, vient de publier l'étude la plus exhaustive jamais réalisée à ce sujet.
Grâce au merveilleux outil scientifique qu'est le Lampsilis, navire-laboratoire de l'UQTR, le professeur Frenette et son collaborateur, le doctorant Philippe Massicotte, mathématicien et informaticien de formation, ont pu étudier le fleuve sur 450 kilomètres, de Cornwall, à la sortie des Grands Lacs jusqu'à L'Isle-aux-Coudres, dans la zone de transition estuarienne, un précédant en termes de couverture spatiale, mais un précédant aussi en terme de durée.
Grâce au Lampsilis, en effet, trois missions successives ont permis d'examiner l'écosystème fluvial en eau douce, à différents stades de sa vie, soit tôt au printemps, puis en période estivale et finalement en automne.
Grâce à l'expertise en mathématiques et en informatique de Philippe Massicotte, la masse des données recueillies permettra aux chercheurs de générer un véritable modèle empirique du comportement des masses d'eau et de leur influence sur les organismes vivant dans le fleuve.
Un tel modèle permettrait notamment «de faire des scénarios et de prédire, par exemple, l'influence d'un déversement tout au long de son parcours», illustre le professeur Frenette.
Le Lampsilis, qui a la capacité de naviguer en eau très peu profonde, a permis de parcourir 17 transects et de prendre des relevés dans 52 stations. «On a pu étudier beaucoup de processus de vie simultanément au cours de la même mission», explique le chercheur.
Sur la photo (dans l'ordre habituel) : Le doctorant Philippe Massicotte et le professeur Jean-Jacques Frenette devant le navire de recherche de l'UQTR.
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Source :
Brigitte Trahan
Le Nouvelliste
20 juillet 2011
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