Retour à la liste
2011-09-13 | ACTUALITÉS |Institut national de la recherche scientifique

Les surprenantes propriétés de l'ARN

Photo : Christian Fleury

Jonathan Perreault s’est toujours intéressé aux bactéries. Alors qu’il était étudiant à l’université, un proche lui a même donné des milieux de culture pour en faire pousser ! Aujourd’hui professeur au Centre INRS–Institut Armand-Frappier, Jonathan Perreault se penche sur de petits ARN dont les propriétés régulatrices pourraient bien servir de cibles pour des antibiotiques ou conduire un jour à utiliser les bactéries comme dépolluants.

En génétique, la grande vedette, c’est elle : la molécule d’ADN. Plus besoin de présenter celle qui renferme l’information génétique. Dans toutes les cellules des êtres vivants, elle est le support de l’hérédité, transmise de génération en génération, et surtout la grande responsable du bon fonctionnement des organismes. Ce rôle de stockage et de transmission permet de la comparer à une bibliothèque, immense mais si précieuse que chaque livre qu’elle comporte, s’il est abîmé, empêche son utilisation. Pour lire l’information génétique, il existe alors un processus de précaution : copier l’ADN en une version de travail très similaire, l’ARN (acide ribonucléique), qui pourra être lu et traduit en protéines essentielles à la cellule.

C’est du moins la fonction qu’on lui attribue le plus souvent, mais comme l’explique le jeune professeur dont les recherches s’inscrivent dans l’axe biotechnologies environnementales du Centre INRS–Institut Armand-Frappier, « l’ARN est davantage qu’un simple support d’information génétique entre ADN et protéine; c’est aussi un régulateur qui contrôle la quantité de protéine produite, le moment auquel on la produit, et celui auquel on arrête. C’est ce rôle de régulateur qui m’intéresse. » Plus précisément, Jonathan Perreault étudie les ARN non codants des bactéries, de petits ARN ne contenant pas d’information destinée à la synthèse de protéine, mais qui s’hybrident à d’autres types d’ARN ou forment une structure complexe pour réguler le niveau de protéines que ceux-ci traduisent.

Sur la photo : Le professeur Jonathan Perreault (au centre) accompagné de Pierre-Étienne Cholley et Fredrick Charbonneau, stagiaires, et d'Amell El Korbi, étudiante.

Lire l'article complet

Source :
Annabelle Decombe
Webzine PLANÈTE INRS.ca

 

   

Retour à la liste

Copyright © 2008 Université du Québec - Tous droits réservés. Avis légal   Webmestre