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2011-09-19 | ACTUALITÉS |Université du Québec à Trois-Rivières

Mieux suivre l'évolution de l'état écologique du lac Saint-Pierre grâce aux images satellites

Désigné réserve de la biosphère par l'UNESCO, le lac Saint-Pierre est un écosystème unique, large de 300 km2. Peu profond et alimenté par plusieurs bassins versants et affluents, il présente des masses d'eau hétérogènes, lesquelles ne se mélangent pas et suivent chacune leur propre trajet, qui varie dans le temps et l'espace. De ce fait, le lac présente des caractéristiques biologiques, physiques et chimiques disparates, compliquant l'étude du plan d'eau par les scientifiques. Pour faciliter le travail de ces chercheurs, l'étudiant à la maîtrise en sciences de l'environnement Marc-André Larose s'est intéressé aux images satellites, afin de vérifier si celles-ci permettent d'évaluer et de cartographier certaines variables, indicatrices de la qualité de l'eau du lac.

L'étude menée par l'étudiant part du fait que la réflectance de la lumière du soleil à la surface d'un lac comporte de l'information sur les constituants de l'eau. L'intensité de cette réflectance, une fois quantifiée sur les images satellites, permet d'estimer les concentrations de certains constituants présents dans l'eau. «Dans mon projet, j'ai voulu vérifier si les images fournies par les satellites Landsat 5 et 7 pouvaient donner une bonne estimation de la concentration de trois variables qui caractérisent bien les masses d'eau du lac Saint-Pierre : la chlorophylle-a, la matière organique dissoute colorée ou MODC et la turbidité (voir encadré). Ces bio-indicateurs sont utiles aux chercheurs pour évaluer l'état écologique d'un lac», d'expliquer M. Larose, dont le projet de recherche a été supervisé par les professeurs Gilbert Cabana (chimie-biologie) et Denis Gratton (géographie), de l'UQTR.

Des résultats concluants

Pour réaliser son projet, Marc-André Larose devait mesurer les trois variables à l'étude directement dans le lac Saint-Pierre, à plusieurs endroits, pour ensuite confronter ses résultats avec les données d'une image satellite obtenue à peu près au même moment. Pendant les étés 2008 à 2010, l'étudiant a effectué plusieurs sorties sur l'eau pour y prendre des mesures, après s'être assuré de disposer d'une image satellite récente de bonne qualité (claire et sans nuages) du lac Saint-Pierre.

Sur la photo : Marc-André Larose (en médaillon), étudiant à la maîtrise en sciences de l'environnement à l'UQTR, lors d'une sortie sur le lac Saint-Pierre pour le prélèvement d'échantillons et la cueillette de données.

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Source :
Campus Express

 

   

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