Photo : Christian Fleury
Le grand public comprend-il ce que sont les nanotechnologies? «Non, répond Andreas Ruediger, une pointe de déception dans la voix, mais on veut informer les personnes qui s'y intéressent, et il y en a de plus en plus.»
Expert en nanophotonique et nanoélectronique, le professeur au Centre Énergie Matériaux Télécommunications de l'INRS se donne le défi de les démystifier en s'impliquant dans l'organisation du colloque Nanotechnologies et Société dans le cadre des Entretiens Jacques-Cartier 2011. Le colloque, qui se tiendra les 3 et 4 octobre prochains à l'hôpital Sainte-Justine de Montréal, réunira tant des physiciens, des sociologues que des chefs d'entreprise, en provenance du Québec et de la France.
Andreas Ruediger ne peut blâmer le public d'avoir de la difficulté à se retrouver dans ce champ d'études relativement jeune, puisque même dans la tête des scientifiques, la définition des nanotechnologies n'est pas encore tout à fait établie. De plus, entre risques pour la santé et promesses de cures presque miraculeuses contre certaines maladies, les nanotechnologies, science de l'infiniment petit, suscitent des sentiments ambivalents. Alors si les participants au colloque ? ouvert à tous ?, pouvaient retenir que les scientifiques partagent les mêmes préoccupations que l'ensemble de la société, Andreas Ruediger se dirait : «Mission accomplie».
Physicien de formation, le chercheur allemand installé au Québec depuis trois ans attend avec impatience l'arrivée de jumeaux pour octobre. Si bien que « si le collègue dans le laboratoire d'à côté manipule quelque chose de cancérogène, ça me touche directement, confie-t-il. Je ne fais pas de différence entre la société et moi; j'en fais partie. »
Federico Rosei, professeur et directeur du Centre Énergie Matériaux Télécommunications, lancera quant à lui l'évènement en exposant les dernières avancées en nanosciences et en nanotechnologies au Québec. « Il mettra la table, en quelque sorte », illustre Andreas Ruediger. Mais ensuite, exit la science fondamentale : « Ce n'est pas une conférence classique. On essaie de ratisser large », affirme celui qui parle avec fierté du programme, élaboré avec Mohamed Chaker. Ce dernier, également professeur dans le même centre, préside le Comité des affaires scientifiques de NanoQuébec.
Sur la photo (dans l'ordre habituel) : les professeurs Andreas Ruediger et Mohamed Chaker. En arrière-plan, le Centre Énergie Matériaux Télécommunications, à Varennes.
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Source :
Amélie Daoust-Boisvert
Planète INRS.ca
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