Photo : Christian Fleury
«Quand j'étais jeune, j'aurais pu faire brûler la maison familiale deux ou trois fois. J'ai aussi malmené la table de billard de mon père : j'y avais placé une plaque de verre sur laquelle je faisais des potions expérimentales à l'huile de moteur bouillie... jusqu'à ce que la plaque casse!» Que fait cet homme aujourd'hui? Il s'occupe de votre sécurité physique.
Rassurez-vous : Denis Girard a quitté les rangs des apprentis sorciers. Ses exploits de jeunesse manifestaient simplement une curiosité scientifique précoce... et intense! «À 10 ans, j'achalais mes parents pour avoir des microscopes ou des kits de chimie», se souvient-il. Spécialisé en biologie immunitaire, il est aujourd'hui professeur au Centre INRS--Institut Armand-Frappier. Depuis le printemps, il a entrepris un projet de recherche qui pourrait avoir un impact sur la santé de milliers de travailleurs, et même de l'ensemble de la population.
Petites particules, gros impacts
Grâce à des fonds de l'Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail (IRSST), Denis Girard évaluera l'impact de plusieurs dizaines de nanoparticules sur le système immunitaire, plus spécifiquement la réponse inflammatoire qu'elles pourraient induire.
Les nanoparticules ont comme point commun d'avoir au moins une dimension inférieure à 100 nanomètres (ou 100 milliardièmes de mètre). À titre de comparaison, une cellule mesure environ de 1 à 10 millionièmes de mètre, et un virus, entre 10 et 100 nanomètres. Ces particules sont de plus en plus présentes dans notre quotidien, mais «on ne sait pas très bien à quel point nous sommes exposés, par exemple si un produit qui en contient se brise ou s'use avec le temps, explique le professeur. Chose certaine, les travailleurs en usine peuvent y être beaucoup plus exposés.»
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Source :
François-Nicolas Pelletier
Planète INRS.ca
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