Photo © Christian Fleury
Indociles, individualistes, opportunistes : les jeunes travailleurs de la génération Y ont le dos bien large depuis quelques années. Mais ce portrait correspond-il vraiment à la réalité de l'ensemble de cette génération? Non, tranche le sociologue Mircea Vultur, car si les jeunes d'aujourd'hui ont effectivement un rapport au travail différent de leurs aînés, ils ne doivent pas pour autant être dépeints comme un bloc monolithique. Et ils sont avant tout le fruit de leur époque.
Professeur au Centre Urbanisation Culture Société de l’INRS, Mircea Vultur scrute à la loupe les tendances qui caractérisent le monde contemporain du travail. Responsable de l’axe « Travail et insertion professionnelle » de l’Observatoire Jeunes et Société et codirecteur du comité international de recherche « Sociologie du travail » de l’Association internationale des sociologues de langue française (AISLF), il s’intéresse tout particulièrement aux différents liens que les jeunes entretiennent avec le travail. Et à plusieurs reprises, il a constaté que le choc culturel entre les générations n’est pas si important qu’on pourrait le croire.
Au cours d’une grande enquête sur les valeurs au travail, réalisée en 2007 et dont les résultats ont été publiés en 2010 dans le livre La signification du travail (Presses de l’Université Laval, collection « Sociologie contemporaine »), Mircea Vultur et son équipe de recherche ont interrogé un millier de Québécois en âge de travailler. Parmi les nombreux constats, ils ont montré que la signification et l’importance que les jeunes accordent à leur travail sont moins influencées par leur âge que par leur niveau d’études, leur appartenance sociale ou leur situation professionnelle...
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Source :
Marianne Boire
Service des communications, INRS
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