Photo © Guillaume D. Cyr
Et si nos déchets n'en étaient pas? Et si nos eaux usées constituaient une richesse plutôt qu'un problème? C'est la nouvelle perspective que Satinder Kaur Brar, professeure au Centre Eau Terre Environnement de l'INRS, nous fera peut-être adopter grâce à ses travaux de biovalorisation et de détoxication des déchets.
Sous sa loupe : nos eaux municipales, mais aussi celles du secteur industriel et de l’agriculture. De son nouveau laboratoire sur les bioprocédés et la nanoformulation des bioproduits, financé par la Fondation canadienne pour l’innovation (FCI), qui sera opérationnel en janvier 2012, émergeront des méthodes de traitement pour une eau plus propre et des déchets réutilisables.
De son Inde natale, qu’elle a quitté en 2003, Satinder Kaur Brar se rappelle la forte population (plus de 1,2 milliard d’Indiens) et la grande concurrence pour être admise au réputé Institut indien de technologie de Mumbai (Bombay). Ses études en génie environnemental, qui lui ont permis de travailler comme chercheure pour la Défense, ne lui suffisaient pas et la soif d’apprendre l’a amenée au Québec pour faire un doctorat.
Comme une aiguille dans une botte de foin
Une fois arrivée à l’INRS, Satinder Kaur Brar s’est naturellement tournée vers les contaminants de l’environnement et sur la façon de les détecter et de s’en défaire. « Je cherche comment les repérer en quantité très infimes, de l’ordre du microgramme, du nanogramme ou même du picogramme par litre », explique-t-elle. Un picogramme, c’est mille milliards de fois plus petit qu’un gramme. Les défis auxquels s’attaque Satinder Kaur Brar s'apparentent à détecter trois gouttes d’une substance diluées dans l’eau d’une piscine olympique!
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Source :
Joël Leblanc
PLANÈTE INRS
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