Photo : Émilie Pelletier
« Le vieillissement de la population est une avancée sociale », affirme Michèle Charpentier, professeure en gérontologie sociale à l'UQAM. C'est une chance dont il faut tirer profit.
Comment vieillit-on à une époque où l'humain brise tous les records de longévité?
Plutôt mieux qu'avant. Nous avons en effet gagné des années de vie en bonne santé, du moins dans les pays développés. C'est faux de croire que tous les aînés se bercent dans un centre d'hébergement; c'est le cas de seulement 3,5 % des gens de 65 ans et plus. Dans les deux ou trois dernières années de leur existence, ils sont plus vulnérables, bien sûr. Le vieillissement s'étale cependant sur plusieurs décennies, et les gens le vivent en général comme une très belle période.
À quel âge est-on « vieux »?
Autrefois, on l'était à 50 ans. Bien des femmes devenaient veuves avant que les enfants aient quitté la maison. Aujourd'hui, n'allez pas dire à une quinquagénaire qu'elle est une personne âgée ! Le repère commun pour situer l'âge de la vieillesse actuellement est l'admissibilité à la pension, à 65 ans. L'âge demeure toutefois une construction sociale. J'ai connu une dame de 85 ans qui se jugeait trop jeune pour fréquenter ses voisins du centre d'hébergement.
Sur la photo : Michèle Charpentier, professeure en gérontologie sociale à l'UQAM.
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Source :
"Vieillir dans un monde qui bouge"
Bulletin semestriel - La recherche dans le réseau de l'Université du Québec
Vol. 1, no 2, octobre 2011, p. 2
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