En 2031, le quart des Québécois auront soufflé 65 bougies. Aucune raison d'en faire un drame. Plus en forme que leurs aïeux, ils vont réinventer la vieillesse.
Lorsqu'il a pris sa retraite de l'enseignement, Jean Provencher a cru qu'il s'ennuierait. Quelle méprise! À 67 ans, le résidant de Trois-Rivières ne voit pas les heures passer. Il dévale les pistes de ski et les pentes de vélo, fréquente le théâtre et les salles de concert, gâte ses trois petits-enfants avec son épouse Françoise. Et fait bénévolement de l'aide aux devoirs... quand les gamins ne sont pas trop espiègles. «J'ai adoré ma carrière, mais j'apprécie aussi énormément ma vie actuelle», constate-t-il, avec un rien de surprise.
Question piège : cet homme aux mille projets est-il un «aîné»? Certes, il a atteint l'âge requis pour percevoir la pension de vieillesse. Mais il est à des années-lumière de l'image traditionnelle du pépé en chaise berçante.
«Les baby-boomers sont des pionniers de la vieillesse, lance avec entrain Sylvie Lapierre, directrice du Laboratoire de gérontologie à l'Université du Québec à Trois-Rivières. C'est la première génération qui vit aussi longtemps et qui a autant de possibilités. » Et ils comptent bien en profiter. Pour sortir entre amis, voyager, créer, militer... Ou câliner leurs petits-enfants, leurs arrière-petits-enfants et, un jour qui sait, leurs arrière-arrière-petits-enfants. Bienvenue dans le monde des «papy-boomers»!
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Source :
"Vieillir dans un monde qui bouge"
Bulletin semestriel - La recherche dans le réseau de l'Université du Québec
Vol. 1, no 2, octobre 2011, p. IV-V
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