Prendre de l'âge peut être l'occasion d'affiner ses connaissances et d'améliorer le fonctionnement de son cerveau. Louis Bherer en est convaincu, vieillir ne veut pas dire décliner. «Au contraire, si on adopte de saines habitudes de vie, nos connaissances globales augmentent et notre expertise s'affin», affirme ce chercheur de l'UQAM, qui a fait du «bien vieillir cognitif» son cheval de bataille.
En août dernier, le neuropsychologue a été nommé titulaire de la toute nouvelle Chaire de recherche du Canada sur le vieillissement et la prévention du déclin cognitif. «C'est sûr que, tôt ou tard, certaines fonctions cérébrales déclinent. Avec les années, on réagit moins rapidement, et il devient plus difficile de faire deux choses en même temps», explique Louis Bherer, qui est aussi directeur associé à la recherche clinique à l'Institut universitaire de gériatrie de Montréall.
Mais il est possible de lutter contre ce ralentissement et même d'améliorer ses performances. Le cerveau peut apprendre à n'importe quel âge ! Pour y parvenir, pas de pilule miracle. «Quatre approches ont prouvé leur efficacité : l'activité physique, la stimulation cognitive, les interactions sociales et, de façon moins certaine, une bonne alimentation», résume le chercheur qui s'intéresse aux bienfaits de l'exercice physique sur la cognition.
Sur la photo : Le laboratoire de Louis Bherer, de l'UQAM. On invite des personnes âgées à y faire des exercices d'aérobie ou de musculation trois fois par semaine pour en évaluer l'impact sur leurs facultés cérébrales.
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Source :
"Vieillir dans un monde qui bouge"
Bulletin semestriel - La recherche dans le réseau de l'Université du Québec
Vol. 1, no 2, octobre 2011, p. IX
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