Apprendre l'orthographe des mots exige plusieurs années passées sur les bancs d'école. Pour certains, la tâche s'avérera aisée. Pour d'autres, écrire sans faute demeurera une habileté difficilement maîtrisée. S'intéressant au développement des connaissances orthographiques, la professeure Brigitte Stanké, du Département d'orthophonie de l'UQTR, a mené une vaste étude longitudinale auprès de quelque 400 enfants, de la maternelle à la deuxième année, afin d'examiner les facteurs susceptibles d'influencer l'apprentissage du langage écrit. Ses résultats mettent en lumière l'importance de la mémoire à long terme et fournissent des pistes pour améliorer l'enseignement de l'orthographe.
«Grâce à différents tests, nous avons constaté que plus l'enfant est capable de retenir à long terme, meilleur il sera en orthographe. Ce constat important nous apprend qu'il est possible de dépister, de façon précoce, les enfants susceptibles d'éprouver ultérieurement des difficultés d'apprentissage du langage écrit. Notre étude a également démontré que la capacité de maintien de la mémoire évaluée en maternelle permet de prédire les performances en orthographe de 1re et 2e années», de rapporter la chercheuse.
Expliquer le sens des mots
Dans son projet de recherche, la professeure Stanké a également vérifié si la connaissance du sens d'un mot permettait d'améliorer l'apprentissage de l'écriture. En utilisant de vrais mots et des pseudomots (mots sans sens), elle a constaté que l'orthographe des mots dotés de sens était plus facile à apprendre pour les enfants que celle des pseudomots. La connaissance de la signification d'un mot facilitait aussi le rappel de l'orthographe.
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Source :
Campus Express
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