Les statistiques font partie intégrante de l’univers sportif depuis belle lurette. Les amateurs de baseball connaissent la moyenne au bâton de leurs joueurs préférés, tout comme certains amateurs du Canadien connaissent la moyenne de buts alloués et le pourcentage d’arrêt de Carey Price. En revanche, l’utilisation des statistiques en amont du processus de sélection des joueurs est un phénomène relativement récent que l’on observe particulièrement au baseball, comme on peut le constater dans le film Moneyball, à l’affiche depuis septembre.
Basé sur le livre du journaliste financier Michael Lewis, Moneyball : The Art of Winning an Unfair Game (2003), le film relate l’histoire de Billy Beane (incarné par Brad Pitt), gérant des Athletics d’Oakland, qui a révolutionné son sport au tournant des années 2000 en adoptant une méthode statistique afin de recruter les meilleurs joueurs. Cette méthode, mise au point en collaboration avec Peter Brand, un jeune économiste diplômé de Yale, est basée sur l’OPS (on-base plus slugging) : plus un joueur se rend sur les buts souvent, meilleures sont les chances de marquer des points.
«Le baseball est sans doute le sport collectif le plus individuel, alors il est particulièrement adapté à l’utilisation des statistiques, explique le professeur Jean-Philippe Boucher, du Département de mathématiques. La collecte de données est facilitée par la lenteur du jeu, qui se résume souvent à un duel entre un lanceur et un frappeur.» Le jeune chercheur en actuariat, spécialisé dans la modélisation des coûts d’assurance, est un fan de baseball, un sport qu’il pratique l’été venu.
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Source :
Pierre-Etienne Caza
Journal L'UQAM
28 novembre 2011, p. 11.
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