Iso-BioKem : de l’idée à la production!

2017-12-07

Iso-BioKem : de l’idée à la production!

Une nouvelle startup en biotechnologie née à l’UQAR franchit une étape importante. Soutenue par Entrepreneuriat UQAR, Iso-BioKem va commencer sa production de micro-algues enrichies d’isotopes stables cet automne.


Jean-Nicolas Béland.

Fondée par Bertrand Genard, Alexandre Boudreau et Jean-Nicolas Béland, Iso-BioKem est une entreprise qui a développé un système de production de micro-algues enrichies en isotopes stables pour en extraire des biomolécules à haute valeur ajoutée destinées aux secteurs biomédical, pharmaceutique et agroalimentaire, notamment. En outre, l’entreprise offre une gamme de services analytiques spécifiques aux biomolécules enrichies en isotopes.

« Iso-BioKem a développé une technologie permettant de produire des micro-algues dont le niveau d’enrichissement en isotopes est de près de 99 %. Les applications de ces isotopes stables sont multiples et touchent des domaines aussi variés que la recherche fondamentale, le secteur biomédical et pharmaceutique, les études environnementales et le développement agroalimentaire et industriel », explique le directeur scientifique et président de l’entreprise Bertrand Genard.

L’enrichissement isotopique peut être utilisé comme un traceur pour suivre une molécule ou un composé dans un organisme, dans l’environnement ou dans un processus industriel. « Concrètement, nous avons utilisé la signature isotopique dans certains projets que nous avons réalisés pour suivre l’incorporation d’un vaccin dans la circulation sanguine de poissons et pour étudier l’absorption et la distribution des nutriments dans la chaîne alimentaire chez des organismes marins », précise Bertrand Genard.

La nouvelle entreprise en biotechnologie a été appuyée par Entrepreneuriat UQAR pour élaborer son projet d’affaires. « Cette nouvelle entreprise illustre bien que la recherche et les projets étudiants peuvent mener au monde des affaires », observe le vice-recteur à la formation et à la recherche, François Deschênes. « L’UQAR croit en l’entrepreneuriat sous toutes ses formes comme avenue professionnelle et souhaite développer une culture entrepreneuriale chez ses étudiants de même que chez ses nouveaux diplômés. C’est pourquoi nous avons créé Entrepreneuriat UQAR avec le soutien du ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation (MÉSI). »

Entrepreneuriat UQAR a joué un rôle déterminant dans le lancement des activités d’Iso-BioKem, souligne M. Genard. « Entrepreneuriat UQAR nous a bien conseillés pour structurer notre projet d’affaires et nous a mis en contact avec des partenaires financiers. De plus, nous avons eu accès à des spécialistes de l’Université dans notre domaine pour faire avancer nos recherches. Ce soutien nous a permis d’avancer sans commettre d’erreurs de parcours qui sont souvent le lot des jeunes entrepreneurs », indique le diplômé de l’UQAR au doctorat en océanographie.

La Société de promotion économique de Rimouski (SOPER) est l’un des partenaires financiers d’Iso-BioKem. Selon le directeur général de la SOPER, l’entreprise de biotechnologie trace la voie à l’entrepreneuriat issu de la science. « Rimouski est reconnue pour sa masse critique de chercheurs, notamment du côté de l’UQAR. Le défi, c’est de passer de la recherche à l’entrepreneuriat et c’est important d’avoir des modèles comme les trois entrepreneurs derrière Iso-BioKem », mentionne Martin Beaulieu.

La Chambre de commerce et de l’industrie de Rimouski-Neigette salue le démarrage d’Iso-BioKem. « Nous nous réjouissons de voir des jeunes s’intéresser ainsi à l’entrepreneuriat. La région a besoin de tels entrepreneurs pour se développer économiquement et créer des emplois dans des domaines de pointe », indique le président François Dumont.

C’est au courant de 2019 qu’Iso-BioKem prévoit commercialiser sa première série de biomolécules enrichies en isotopes stables. L’entreprise créera au moins deux nouveaux emplois d’ici la fin de l’année. Mentionnons qu’Iso-BioKem a aussi bénéficié du soutien de l’UQAR, de Développement économique Canada, de la Société d’aide au développement des collectivités de la Neigette, du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, du MESI et du Fonds Jinette-Côté pour lancer ses activités.

Source :
Jean-François Bouchard
UQAR, 7 décembre 2017