La photonique contre les embouteillages

2015-12-11

La photonique contre les embouteillages

La fibre optique permet de transmettre de l’information sur de très longues distances à une vitesse fulgurante. Mais pour éviter la congestion des réseaux de télécommunications, on mise sur de nouvelles puces de silicium.

De nombreux étudiants-chercheurs s’initient aux défis de communication que représente la circulation de l’information sur les réseaux électroniques. Ici, au Laboratoire de technologies de réseaux (de gauche à droite) : Feriel Nabet, Thomas Brugière et Zhenyu Xu s’intéressent à la question.

Voyageant à 300 000 km/s, la lumière est tellement rapide qu’on a cru, jusqu’au XVIIe siècle, qu’elle était instantanée. « L’idée d’utiliser la lumière pour communiquer ne date pas d’hier, rappelle Sylvain Cloutier. Déjà, dans l’Antiquité, les Grecs utilisaient des signaux lumineux pour la navigation. »

Aujourd’hui, c’est à la lumière que l’on doit nos connexions internet haut débit et notre monde « branché ». Un incroyable réseau de fibres optiques sillonne en effet la planète, reliant les grandes métropoles entre elles et les continents par des câbles sous-marins.

Si les moyens se sont perfectionnés depuis les premiers phares, le concept reste globalement le même : « On envoie des impulsions lumineuses, un peu comme un code morse. Les fibres optiques permettent de transporter ces signaux lumineux du point A au point B », résume le professeur au département de génie électrique de l’ÉTS à Montréal.

Ces fils de verre souples et fins, mis au point dans les années 1970, sont constitués de deux matériaux à base de silice, le coeur et la gaine, qui ont des indices de réfraction différents. De quoi confiner et guider la lumière qui se réfléchit sur l’interface entre le coeur et la gaine et se propage ainsi avec un minimum de perte. « Grâce aux lasers, on peut générer des impulsions très courtes pour véhiculer énormément d’information », précise Sylvain Cloutier.

Un dossier réalisé par Marine Corniou.

Lire la suite >>>

Source :
La recherche dans le réseau de l’Université du Québec
Volume 5, no 2, page XI-XII.