Le sport contre le Big Mac

2019-01-08

Le sport contre le Big Mac

Dans une étude inspirée du film Super Size Me, un chercheur montre que l’entraînement à haute intensité peut compenser les effets néfastes de la malbouffe.

Dans le documentaire Super Size Me, sorti en 2004, l’Américain Morgan Spurlock se nourrit exclusivement de repas chez McDonald’s pendant un mois. Au terme de cette période, il constate qu’il a pris 11 kg et qu’il a un taux de cholestérol élevé, des sautes d’humeur et des problèmes de foie notamment.

Ce film a inspiré une étude d’Antony Karelis, chercheur en sciences de l’activité physique à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). « On sait que la malbouffe augmente les risques de maladies cardiovasculaires et que l’entraînement par intervalles est une méthode très efficace pour diminuer les complications métaboliques associées à ces maladies. Pourquoi ne pas combiner les deux ? » s’est demandé le chercheur, qui a travaillé en collaboration avec son collègue Christian Duval, également de l’UQAM.

« Il y a près de 90 millions d’Américains qui mangent de la malbouffe quotidiennement. Des athlètes se disent qu’ils peuvent eux aussi en manger s’ils font de l’exercice. L’entraînement protège, oui, mais on ne sait pas jusqu’à quel point », ajoute Antony Karelis.

À la différence du film, leur expérience à saveur de Big Mac s’est déroulée sur 14 jours − à la demande du comité d’éthique de la recherche − et comprenait une séance quotidienne d’entraînement intense. Les 15 volontaires étaient tous des hommes actifs physiquement et âgés de 18 à 30 ans.

Ces derniers n’ont pas rechigné à l’idée d’avaler un trio McDo pour déjeuner, dîner et souper. « C’est la partie “entraînement” qui s’est révélée un défi pour eux », souligne le chercheur.

L’entraînement par intervalles à haute intensité consistait en 15 sprints d’une minute, entrecoupés d’une minute de marche sur un tapis roulant.

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Source : 
Annie Labrecque
La recherche dans le réseau
de l'Université du Québec
Québec Science
Décembre 2018, p. 11