Les chercheurs des établissements de l'Université du Québec au Congrès de l'Acfas : mercredi 10 mai 2017

2017-05-09

Les chercheurs des établissements de l'Université du Québec au Congrès de l'Acfas : mercredi 10 mai 2017

Les dix établissements du réseau de l'Université du Québec présenteront de nombreuses contributions scientifiques lors de la 85e édition du Congrès de l'Association francophone pour le savoir (Acfas). Ils seront des centaines de professeurs et de chercheurs du réseau à livrer plusieurs exposés, tant lors de colloques que de communications libres.

Tout au cours de l’Acfas, l'Université du Québec mettra quotidiennement de l'avant une communication scientifique sélectionnée pour chacun des dix établissements du réseau.


Parmi les sujets du mercredi 10 mai :


RÉSEAU DE L’UNIVERSITÉ DU QUÉBEC

601 - L’Université du Québec : bientôt 50 ans de contributions éducatives et scientifiques au développement social, économique et culturel du Québec
Lyne Sauvageau – UQ, Pierre Doray - UQAM, Edmond-Louis Dussault – UQAM, Yvan Rousseau - UQTR
L’Université du Québec fêtera ses 50 ans en 2018-2019. Depuis sa création, les établissements d’enseignement et de recherche de ce réseau public unique au Canada ont une influence majeure sur la société québécoise, particulièrement dans les régions où ils sont implantés, aux quatre coins du Québec.
Les grands thèmes des communications qui composent ce colloque sont autant de rubriques permettant de traiter des contributions de l’Université du Québec au développement du Québec, mais aussi des conditions sociopolitiques et institutionnelles qui les ont accélérées ou ralenties. Ces grands thèmes sont : le contexte social, économique, culturel et politique; les différents aspects du développement institutionnel; l’évolution du corps étudiant et de l’enseignement universitaire; la contribution de la recherche et de la création; l’institutionnalisation de nouveaux champs de savoirs; et enfin les divers autres aspects de la mission sociale de l’université, notamment les services aux collectivités, au Québec et sur la scène canadienne ou internationale.
À compter de 8 h 45 et se terminant le 12 mai à 10 h 30
Bâtiment - local : (L) LEACOCK - (L) 219
Relations de presse : Valérie Reuillard, 418 657-4432, cell. 418 573-5785, valerie.reuillard@uquebec.ca


UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL (UQAM)

Exposition aux contaminants environnementaux et troubles de santé mentale
Dave Saint-Amour - UQAM
On y dévoilera les premiers résultats de recherche très prometteurs, basés sur des marqueurs biologiques, obtenus auprès de personnes souffrant de troubles de santé mentale tels que la dépression, l’anxiété, les troubles de l’humeur et de la personnalité ainsi que les psychoses.
11 h 15
Bâtiment - local : (L) Leacock - (L) 110
Relations de presse : André Valiquette, 514-987-3000, poste 3268, valiquette.andre@uqam.ca


UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À TROIS-RIVIÈRES (UQTR)

La santé de nos écosystèmes maritimes
Pierre Magnan - UQTR
Les écosystèmes maritimes, qui comprennent les milieux fluviaux, estuariens, côtiers et marins, sont très diversifiés. Ils sont exposés à des aléas d’origines naturelles ou anthropiques, parfois nombreux et surtout très variables selon leur localisation sur le vaste territoire québécois. En outre, le développement des activités agricoles, forestières, urbaines ou industrielles entraîne inévitablement des pressions sur les écosystèmes, leur productivité et leur biodiversité. La complexité des relations entre le milieu naturel et tout ce qui découle de son exploitation imposent la réalisation d’inventaires récurrents pour documenter la vulnérabilité et la nature des interactions entre les éléments des systèmes socioécologiques et suivre dans le temps leur dynamique et leur évolution. Ces études permettront d’éclairer les décideurs et notamment de mieux comprendre les services rendus par ces écosystèmes aux populations humaines, dans une optique de développement durable.
9 h
Bâtiment - local : (FDA) ADAMS - (FDA) AUD
Personne-ressource : Pierre Magnan, 819 376-5011, poste 3375, pierre.magnan@uqtr.ca  
Relations de presse : Jean-François Hinse, 819 244-4119, jean-francois.hinse@uqtr.ca 


UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À CHICOUTIMI (UQAC)

La nostalgie et le dogme moderniste du progrès
Damien Hallegatte - UQAC
Plusieurs recherches ont considéré la croyance au déclin comme un indicateur de la propension à la nostalgie, mais des développements récents dans la littérature en marketing et en psychologie suggèrent qu’il s’agit de concepts distincts. En particulier, être nostalgique n’impliquerait pas de porter un jugement de valeur négatif sur le présent et le futur par rapport au passé. Cependant, aucune recherche, à notre connaissance, n’a étudié empiriquement le lien entre les deux construits. Nous avons donc effectué deux études auprès de 181 et 312 répondants d’âge varié intéressés par la musique rétro, au moyen de questionnaires en ligne. L’analyse des coefficients de corrélation bivariée et des tests bilatéraux de significativité montre, pour chaque étude, que la propension à la nostalgie est faiblement corrélée avec la croyance au déclin spécifique à la musique, et pas du tout avec la croyance au déclin global des conditions de vie. En outre, la perception positive de son propre passé, variable incluse dans la deuxième étude, est fortement corrélée avec la propension à la nostalgie, alors qu’elle l’est faiblement avec la croyance au déclin spécifique, et pas du tout avec la croyance au déclin global. Ces résultats soutiennent que la propension à la nostalgie est un concept distinct de la croyance au déclin. Ainsi, la nostalgie ne remet pas en cause le dogme moderniste du progrès, puisqu’elle implique que « c’était bien avant » et non que « c’était mieux avant ».
13 h à 15 h 30
Bâtiment - local : (A) ARTS - (A) W-120
Personne-ressource : Damien Hallegatte, damien_hallegatte@uqac.ca
Relations de presse : Marie-France Audet, 418 545-5011, poste 2274, marie-france.audet@uqac.ca


UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À RIMOUSKI (UQAR)

Les enjeux liés à un terrain post-sinistre : le cas de la tragédie ferroviaire de Lac-Mégantic
Geneviève Brisson – UQAR, Emmanuelle Bouchard-Bastien – INSPQ
À la suite de l’accident ferroviaire de Lac-Mégantic, survenu en juillet 2013, la Direction de santé publique de l’Estrie a mandaté l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) afin de mener une recherche à caractère ethnographique. Le portrait demandé a permis de documenter les risques perçus, les changements vécus et les opinions sur la gestion, afin d’orienter les actions de la santé publique dans le cadre du rétablissement psychologique et social de la population.
8 h 45
Bâtiment – Local : (OM) OTTO MAASS – (OM) 328
Personne-ressource : Geneviève Brisson, professeure en développement régional, genevieve_brisson@uqar.ca.
Relations de presse : Jean-François Bouchard, 1 418 723-1986, poste 1426, jean-francois_bouchard@uqar.ca


UNIVERSITÉ DU QUÉBEC EN OUTAOUAIS (UQO)

Libéralisation de l’emploi et précarisation de la main-d’œuvre féminine au Québec
Marie-Pierre Boucher, professeure au Département des relations industrielles - UQO
Les accords de libre-échange signés par le Canada n’ayant pas eu d’effets directs significatifs – en termes de perte d’emploi, par exemple – sur la main-d’œuvre féminine québécoise, il fallut élargir la compréhension des dynamiques de libéralisation afin de constater et d’analyser les effets de celles-ci sur certains domaines d’emplois féminins. Après avoir brièvement rappelé les principaux constats de ces analyses, nous conclurons en insistant sur la reconduction de la division sexuelle du travail dans le cadre politico-économique du néolibéralisme, en dépit du fait que, en même temps, ce soit les femmes qui enregistrent les principaux gains en emploi.
Recherche réalisée à titre de professionnelle de recherche (juillet 2006 – avril 2009) à l’Institut d’études internationales de Montréal (IEIM), à l’Institut de recherches et d’études féministes (IREF) et pour la Fédération des femmes du Québec (Comité femmes et mondialisation) ; recherche sous la supervision de Dorval Brunelle, financée par le CRSH. Résultats produits avec Yanick Noiseux et la collaboration de Raquel Duplin.
13 h
Bâtiment – Local : (MH) MACDONALD-HARRINGTON - (MH) G-01
Relations de presse : Louis Lafortune, 819-595-3900, poste 3956, louis.lafortune@uqo.ca


UNIVERSITÉ DU QUÉBEC EN ABITIBI-TÉMISCAMINGUE (UQAT)

L’enseignement de la langue algonquine en milieu scolaire
Maureen Papatie – étudiante UQAT, Monik Papatie
Il y a environ 70 ans, notre langue était bien vivante, nous l'utilisions pour communiquer. De nos jours, peu d'Anicinabe parlent leur langue. Les ainés utilisent l'algonquin '' anicinabe'' pour parler entre eux. La jeune génération parle français ou anglais. Notre langue maternelle est aujourd'hui fragilisée. À l'école, les élèves bénéficient de cours de langue et de culture ''anicinabe'' à partir de quatre ans. La langue des Algonquins ou Anicinabe qui signifie '' les vrais hommes'', servait à communiquer et permettait de transmettre les légendes, les croyances, les connaissances, les techniques et les coutumes. Aujourd'hui, nos ainés, nos leaders et nos dirigeants travaillent ensemble pour trouver des solutions afin de sauvegarder la langue maternelle. Nous avons de nombreux défis à relever par exemple à former un comité de travail portant sur la langue, et ce pour le mieux-être de notre nation et des générations futures. Le but de cette présentation est de partager notre travail comme la plupart des communautés qui travaillent ardemment pour conserver cette belle langue.
14 h
Bâtiment – Local : (L) LEACOCK - (L) 210
Relations de presse : Nathalie Cossette, 1 877 870-8728, poste 2628, nathalie.cossette@uqat.ca


INSTITUT NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE (INRS)

Politiques relatives à la jeunesse et inégalités sociales
Colloque 440 – Nicole Gallant, Stéphanie Atkin, Maria Eugenia Longo – INRS, Cécile Van De Velde – UdeM
Un mouvement paradoxal touche nos sociétés actuelles. Alors que certaines des inégalités ont été réduites, d’autres émergent ou se renforcent dans les parcours de vie. Nos sociétés sont désormais confrontées à une accentuation rapide des inégalités sociales de revenus. La crise et les politiques d’austérité sont venues accentuer certaines fragmentations et accélérer les trajectoires de différenciation sociale. Or, particulièrement touchés par la crise et l’austérité, les jeunes sont au cœur de cette recomposition des inégalités. Ce colloque vise à identifier comment le contexte d’austérité affecte tant les conditions de vie des jeunes que les interventions publiques destinées à les soutenir; et à analyser les politiques elles-mêmes et leurs effets sur les parcours de vie des jeunes.
8 h 45 à 16 h
Bâtiment – Local : (WH) WILSON HALL - (WH) 103
Relations de presse : Gisèle Bolduc, 418 654-3817, gisele.bolduc@adm.inrs.ca


TÉLUQ

Colloque « Pesticides : impacts sur la santé et l’environnement »
Lise Parent, professeure, Département Science et Technologie – Université TÉLUQ
Source croissante de préoccupations sanitaires, environnementales et économiques, les pesticides, révélateurs des enjeux de l’agriculture et de l’alimentation, sont au cœur de vifs débats scientifiques, sociaux et politiques. Au cours des dernières années, les ventes de pesticides à risque pour la santé et l’environnement n’ont cessé d’augmenter dans le monde, nuisant à la biodiversité, à la qualité des sols et de l’eau, et augmentant l’exposition des populations. Or les herbicides à base de glyphosate, de même que plusieurs autres pesticides, ont des effets métaboliques, physiologiques et génétiques démontrés sur la faune et sur l’être humain. Ainsi, tout comme l’atrazine, interdit en Europe depuis 2004, les effets de perturbation endocrinienne du Roundup sont démontrés sur les cellules humaines. Le glyphosate a d’ailleurs été classé comme cancérogène probable par l’Agence internationale de recherche sur le cancer (OMS/CIRC, 2015). Ces effets participent, selon nombre d’études, à l’épidémie de maladies chroniques reconnue par l’OMS. Considérant les connaissances sur les risques de l’usage des pesticides pour la santé et l’environnement ainsi que l’inquiétude qu’elles soulèvent chez différents acteurs sociaux, les réponses des États à ces connaissances et inquiétudes, en plus des lacunes et insuffisances des dispositifs d’évaluation scientifique et des politiques d’encadrement publiques, laissent pour le moins perplexes. Dans la foulée de la nouvelle Stratégie québécoise sur les pesticides 2015-2018 (MDDELCC, 2015) ayant pour objectif de réduire l’utilisation des pesticides les plus à risque autant en agriculture qu’en milieu urbain, nous souhaitons réunir dans ce colloque les principaux acteurs (chercheurs en santé, en environnement et en agronomie, utilisateurs de la recherche, etc.) pour mettre en commun les connaissances sur les effets des pesticides sur la santé et l’environnement ainsi que pour analyser et proposer des alternatives et des stratégies de transition.
8 h 30
Bâtiment : Burnside Hall – (BH) 1B24
Relations de presse : Denis Gilbert, 1 800 463-4728, poste 5282, denis.gilbert@teluq.ca


À propos de l'Université du Québec
Les établissements de l’Université du Québec poursuivent leur mandat d’accessibilité à l’enseignement supérieur, de développement scientifique du Québec et de développement de ses régions en rendant les connaissances disponibles sur les différents défis qui confrontent nos sociétés.

Ensemble, les dix établissements du réseau de l’Université du Québec représentent une force vive. Aujourd’hui, ce sont 102 000 étudiants qui fréquentent plus de 1 000 programmes offerts par les établissements du réseau : l’Université du Québec à Montréal, l’Université du Québec à Trois-Rivières, l’Université du Québec à Chicoutimi, l’Université du Québec à Rimouski, l’Université du Québec en Outaouais, l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, l’Institut national de la recherche scientifique, l’École nationale d’administration publique, l’École de technologie supérieure et la TÉLUQ. Plus de 7 000 professeurs et chargés de cours et plus de 4 200 employés réguliers y assurent dans le quotidien la mission universitaire d’enseignement et de recherche.

-30-

Source :
Valérie Reuillard
Directrice des communications
Université du Québec
Téléphone : 418 657-4432
Cellulaire : 418 573-5785