L'Université du Québec remet des doctorats honoris causa à Charles E. Beaulieu, Claude Corbo, Claire V. de la Durantaye et Yves Martin

2018-10-19

L'Université du Québec remet des doctorats honoris causa à Charles E. Beaulieu, Claude Corbo, Claire V. de la Durantaye et Yves Martin

Québec, le 19 octobre 2018 – En présence des chefs d’établissements du réseau, la présidente de l'Université du Québec, madame Johanne Jean, a remis hier le diplôme et les insignes de docteur honoris causa à madame Claire V. de la Durantaye ainsi qu’à messieurs Charles E. Beaulieu, Claude Corbo et Yves Martin. Cette cérémonie visait à souligner leur contribution exceptionnelle à l’évolution du réseau de l’Université du Québec qui célèbre cette année ses 50 ans de fondation.

« Véritables visionnaires, nos quatre doctorants ont su s’élever au-dessus de la mêlée afin de bâtir le réseau de l’Université du Québec et ainsi contribuer à l’évolution de la société québécoise, que ce soit en matière d’accessibilité et de démocratisation de l’enseignement supérieur ou encore de progrès scientifique, » a souligné la présidente de l’Université du Québec. « Ils ont su rassembler et convaincre des acteurs d’influence pour mener à bien ce projet de société dont le gouvernement du Québec s’est doté, il y a deçà 50 ans. »

Notes biographiques des nouveaux docteurs de l'Université du Québec :

Charles E. Beaulieu constitue une figure incontournable de l’histoire de la recherche au Québec. Son parcours est sans aucun doute un modèle de vision et d’engagement. Ce grand bâtisseur a su créer des lieux de science et d’innovation, orientés vers la quête de solutions à des problèmes concrets pour la société, en fédérant les grands joueurs des milieux universitaires, entrepreneuriaux et gouvernementaux. Plus spécifiquement, le réseau de l’Université du Québec lui doit le développement de l’Université du Québec à Rimouski (UQAR) et de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS). Ses talents de leader ont aussi été mis à profit dans la création du Parc technologique du Québec métropolitain, dans les années 1970. Homme de conviction et d’action, Charles E. Beaulieu a assumé plusieurs fonctions dans l’administration publique, d’abord au ministère de l’Énergie et des Ressources du Québec, puis au ministère de l’Industrie et du Commerce du Québec. Par la suite, en 1987, il est nommé à la tête du tout nouvel Institut national d’optique (INO), qui deviendra le plus important centre de recherche en optique et en photonique au Canada.

Lire l’hommage fait à Charles E. Beaulieu >>>

Claude Corbo est un grand auteur, un gestionnaire avisé et un intellectuel de haut niveau. Sa participation active au positionnement stratégique du réseau de l’Université du Québec et de l’ensemble du système universitaire québécois est inestimable. C’est en 1969 qu’il fait son entrée à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) à titre de professeur au Département de sciences politiques. Il entreprend ensuite sa carrière administrative dans ce même établissement, dès 1974. Il gravit les échelons au fil des ans et prend la barre de l’établissement à titre de recteur de 1986 à 1996 et de 2008 à 2012. Au cours de ce troisième et dernier mandat, il se consacre à la relance et au rétablissement de la santé financière de l’institution. Tout au long de sa carrière, il a été une personne engagée au service de la communauté, tant montréalaise que québécoise, dans le cadre de nombreux mandats, notamment en en matière de sécurité publique, un domaine où il s’est démarqué depuis plus de 20 ans. Auteur prolifique à la plume aiguisée, il compte à son actif un nombre impressionnant d’essais, d’ouvrages, d’anthologies et même d’œuvres de théâtre et de fiction.

Lire l’hommage fait à Claude Corbo >>>

Claire V. de la Durantaye est une femme d’exception qui a apporté une contribution inestimable à l’essor du réseau de l’Université du Québec, au milieu universitaire et à la collectivité québécoise. Première femme rectrice à la barre de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), elle a permis à cet établissement de progresser de façon importante, tout en y défendant farouchement la réalité des universités en région. Son apport exceptionnel a permis à l’UQTR de connaître une importante avancée en médiatisation de l’enseignement ainsi que dans l’hébergement et l’exploitation des systèmes de gestion des bibliothèques du réseau de l’Université du Québec. C’est aussi sous sa gouverne que des programmes uniques comme le baccalauréat en pratique sage-femme ou les doctorats de premier cycle en chiropratique et en médecine podiatrique ont vu le jour. L’arrivée de ces programmes de formation et de recherche en santé s’est traduite par un essor considérable de l’effectif étudiant de l’UQTR. Tout au long de sa carrière remarquable au sein de son établissement, laquelle s’est échelonnée sur trois décennies, elle a su prendre sa place avec brio. Son exemple et ses publications dans le domaine en auront inspiré plusieurs.

Lire l’hommage fait à Claire V. de la Durantaye >>>

Yves Martin a été l’un des grands artisans du réseau de l’Université du Québec. Son engagement indéfectible envers l’État ainsi que son attachement profond à la francophonie ont été les assises de sa brillante carrière dans la haute fonction publique québécoise, où il œuvrera pendant plus de 50 ans. C’est en 1964 qu’il joint les rangs de la première équipe du tout nouveau ministère de l’Éducation. Avec ses proches collaborateurs, dont le regretté Pierre Martin – principal architecte et rédacteur de la loi créant l’Université du Québec – Yves Martin a su déceler le potentiel de ce modèle en réseau, l’adapter aux réalités du Québec et le défendre auprès des décideurs de tous les secteurs. Son parcours professionnel est aussi jalonné de fonctions importantes : président-directeur général de la Régie de l’assurance maladie du Québec, premier recteur laïc de l’Université de Sherbrooke, premier directeur général de l’Institut de recherche en santé et en sécurité du travail, sous-ministre des Relations internationales et conseiller stratégique dans plusieurs des instances du gouvernement du Québec. Par ailleurs, en 50 ans, Yves Martin a signé près de 90 articles et chapitres d’ouvrages, sans compter les très nombreux rapports, comptes rendus, textes de conférences et allocutions.

Lire l’hommage fait à Yves Martin >>>

 

À propos de l’Université du Québec

L’Université du Québec, qui souligne cette année ses 50 ans d’existence, compte aujourd’hui dix établissements répartis à la grandeur du territoire québécois. Ils poursuivent leur mandat d’accessibilité à l’enseignement supérieur, de développement scientifique du Québec et de développement des régions. Beaucoup de Québécoises et Québécois, dont les parents n’avaient pas été à l’université, deviennent des étudiants de première génération en profitant de la proximité des établissements de l’Université du Québec, répartis dans plus de 60 municipalités. Depuis la fondation du réseau, ses dix établissements ont décerné 687 500 diplômes. Chaque année, ils délivrent le tiers de tous les diplômes universitaires octroyés au Québec chaque année.

Ce sont près de 102 000 étudiants qui fréquentent plus de 1300 programmes offerts aux trois cycles par les établissements du réseau : l’Université du Québec à Montréal, l’Université du Québec à Trois-Rivières, l’Université du Québec à Chicoutimi, l’Université du Québec à Rimouski, l’Université du Québec en Outaouais, l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, l’Institut national de la recherche scientifique, l’École nationale d’administration publique, l’École de technologie supérieure et la Télé-université. 7 100 professeurs et chargés de cours et plus de 4 100 employés réguliers y assurent dans le quotidien la mission universitaire d’enseignement et de recherche.

– 30 –

Sur la photo, de gauche à droite, à l’avant : Charles E. Beaulieu, doctorant, Luc-Alain Giraldeau, directeur général de l’INRS, Yves Martin, doctorant, Johanne Jean, présidente de l’Université du Québec, Claude Corbo, doctorant, Magda Fusaro, rectrice de l’UQAM, Claire V. de la Durantaye, doctorante et Daniel McMahon, recteur de l’UQTR. À l’arrière : Nicole Bouchard, rectrice de l’UQAC, Jean-Pierre Ouellet, recteur de l’UQAR, Denis Harrisson, recteur de l’UQO, Denis Martel, recteur de l’UQAT, Jean-Pierre Mailhot (en remplacement du directeur général de l’ENAP) et André G. Roy, directeur général par intérim de la TÉLUQ.

Source :
Valérie Reuillard
Directrice des communications
Université du Québec
Téléphone : 418 657-4432