Nouvelle Chaire de recherche du Canada à l’UQTR – Comprendre l’impact des changements climatiques sur l’eau gelée de la planète

2017-06-21

Nouvelle Chaire de recherche du Canada à l’UQTR – Comprendre l’impact des changements climatiques sur l’eau gelée de la planète

Comment la neige, la glace et l’eau gelée du sol réagissent-elles au réchauffement climatique dans les régions froides de la Terre? Quels sont les impacts des changements observés sur les bassins hydrographiques de ces régions? Ces questions seront au cœur des travaux de la nouvelle Chaire de recherche du Canada (CRC) en hydrologie de la cryosphère, obtenue récemment par l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR).

Le professeur Christophe Kinnard, titulaire de la nouvelle Chaire de recherche du Canada en hydrologie de la cryosphère, est photographié ici dans le nord de la Terre de Baffin (Nunavut) avec, en arrière-plan, l’île Bylot où il mène actuellement des travaux sur l’écologie liée à la neige.

S’intéressant depuis longtemps à la cryosphère (régions du globe où l’eau est présente à l’état solide), le professeur Christophe Kinnard du Département des sciences de l’environnement de l’UQTR dirigera la nouvelle Chaire.

«La cryosphère est l’une des zones de la planète qui réagit le plus rapidement, et de façon frappante, aux changements climatiques. Elle exerce aussi une influence importante sur le stockage et le débit de l’eau, dans les régions froides. Pourtant, peu de travaux scientifiques québécois ont été menés sur ce sujet. En améliorant nos connaissances sur les interactions entre le climat, la cryosphère et le cycle de l’eau, nous pourrons mieux anticiper les changements à venir et mieux gérer les ressources hydrologiques», d’expliquer le professeur Kinnard.

Vaste territoire d’étude

L’équipe de recherche de la Chaire recueillera des données sur un large territoire: du sud du Québec jusqu’à l’Arctique, dans la zone alpine des Rocheuses ainsi que dans la cordillère des Andes en Amérique du Sud (principalement au Chili). Des instruments à la fine pointe de la technologie (drones, caméras, lasers, etc.) permettront la collecte de nombreux renseignements (couvert neigeux, température, humidité, végétation, type de sol, etc.).

«Grâce à notre équipement, nous pourrons obtenir des données à très petite échelle. Cela nous permettra de raffiner les modèles hydrologiques actuellement utilisés et de mieux évaluer, par exemple, les risques futurs d’inondation ou de sécheresse», ajoute M. Kinnard.

De nombreux bénéficiaires

Les résultats de recherche de la CRC en hydrologie de la cryosphère s’avéreront particulièrement utiles aux organisations responsables de la gestion des ressources naturelles et hydriques: compagnies hydroélectriques, organismes de bassins versants, associations agricoles, organismes gouvernementaux chargés de la surveillance environnementale, parcs et réserves naturelles, etc.

«Cette Chaire de recherche du Canada engendrera certainement des retombées concrètes et profitables pour notre collectivité, mentionne M. Daniel McMahon, recteur de l’UQTR. Félicitations au professeur Christophe Kinnard et aux membres de son équipe, dont la grande qualité du travail se voit reconnue par l’obtention de cette Chaire de recherche du Canada. Une fois de plus, l’UQTR confirme son rôle de chef de file dans le domaine des sciences de l’environnement.»

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Source :
Service Communications
UQTR, 20 juin 2017