Palmarès Québec Science

2018-01-15

Palmarès Québec Science

Le magazine Québec Science publie cette année la 25e édition de son palmarès des 10 découvertes scientifiques de l'année au Québec. Trois recherches issues de l'UQAM ont été retenues par le jury du magazine: celle du professeur Éric Dion sur les décrocheurs discrets, ces élèves qui ont un parcours scolaire sans histoire et qui décident de décrocher avant la fin de leurs études secondaires, celle du professeur Marc-André Bédard sur une nouvelle molécule permettant de détecter et de quantifier la sévérité de la maladie d'Alzheimer, et celle de la candidate au doctorat en biologie Isabelle Laforest-Lapointe, qui a révélé un lien entre le microbiome des feuilles et la productivité des écosystèmes terrestres.

La recherche du professeur Éric Dion sur les décrocheurs discrets, ces élèves qui ont un parcours scolaire sans histoire et qui décident de décrocher avant la fin de leurs études secondaires, figure au palmarès de Québec Science. Photo: iStock

Fin de parcours difficile

Selon les études, environ 60 % des décrocheurs éprouvent des difficultés scolaires au moment de quitter l'école. Qu'en est-il des 40 % restants? Éric Dion, professeur au Département d'éducation et formation spécialisées, a voulu le savoir. Si tout n'est pas joué au début de la scolarité, il se passe peut-être des choses importantes en fin de parcours, juste avant le décrochage. C'est ce que le chercheur de l'UQAM et ses collègues Véronique Dupéré, Isabelle Archambault et Michel Janosz (Université de Montréal), ainsi que Tama Leventhal (Tufts University) et Robert Crosnoe (University of Texas at Austin) ont cru bon d'investiguer. Ils ont publié l'an dernier dans la revue Child Development les résultats d'une étude qui confirment leur hypothèse de départ: pour une partie des élèves, le décrochage se produit en contexte de crise.

Leur découverte, qui a fait l'objet d'un article dans Actualités UQAM,  est sans équivoque. Durant les trois mois précédant le décrochage, on observe une hausse significative d'événements et de difficultés d'intensité modérée et/ou sévère (intimidation, violence, conflits, difficulté dans les relations amoureuses, problèmes légaux, accident de voiture, etc.) chez les décrocheurs, alors que le reste de l'année, le nombre d'événements et de difficultés d'intensité légère, modérée et sévère est sensiblement le même que dans les groupes témoins.

Au cours des dernières décennies, plusieurs efforts ont été consacrés à prévenir le décrochage scolaire en partant du principe selon lequel il faut outiller le mieux possible les élèves au début de leur parcours – en maternelle, première et deuxième années. Partir du bon pied, en lecture notamment, constitue un avantage formidable pour un enfant, reconnaît Éric Dion, qui a lui-même mené des recherches avec des élèves de cet âge. Les résultats de sa dernière étude suggèrent toutefois qu'il ne faudrait pas concentrer tous les efforts de prévention au début du parcours scolaire.

Percée dans la maladie d'Alzheimer

Les recherches de Marc-André Bédard, professeur au Département de psychologie, ont débuté il y a une quinzaine d'années en réaction aux difficultés inhérentes au diagnostic des différentes formes de démence, dont la maladie d'Alzheimer. Traditionnellement, on fait passer des tests psychométriques de mémoire, de langage et de concentration aux personnes que l’on croit être atteintes. Le taux de succès de cette approche n'est toutefois pas très fiable. Or, comment tester efficacement des traitements si on n'est pas en mesure de diagnostiquer la maladie et d'en quantifier l'évolution avec précision?

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Source :
Service des communications
UQAM, 4 janvier 2017