Près de 3M$ pour identifier des biomarqueurs stratégiques

2018-01-23

Près de 3M$ pour identifier des biomarqueurs stratégiques

Avec une incidence mondiale croissante, les maladies neurodégénératives inquiètent autant individuellement que collectivement. Et pour cause : à ce jour, les maladies d’Alzheimer, de Parkinson, de Batten et la sclérose latérale amyotrophique (SLA) sont incurables, menant à la mort prématurée des victimes. Y a-t-il des mécanismes communs à ces maladies qui permettraient de mieux les comprendre et d’éventuellement les traiter efficacement? Afin d’identifier de telles pistes, un financement de 1,9 million d’euros (environ 2,9 millions CAD) a été attribué par le Programme conjoint de l'Union européenne sur les maladies neurodégénératives (JPND) à un consortium dont fait partie le professeur Stéphane Lefrançois de l’INRS. 

Plongeant aux confins des cellules nerveuses, le projet mettra de l’avant les plus récentes techniques d’analyse des protéines et des acides nucléiques pour obtenir un portrait clair du système de contrôle de qualité dont disposent les cellules. Une défectuosité dans ce système pourrait en effet être au cœur du développement de nombreuses maladies neurodégénératives. Des protéines à la structure anormale, par exemple, sont présentes dans plusieurs d’entre elles. Pourquoi ces protéines sont-elles tolérées plutôt que détruites par les cellules ?
 
D’une durée de trois ans, le projet vise à identifier des marqueurs et des cibles thérapeutiques pour les maladies d’Alzheimer, de Parkinson, de Batten et la SLA. En mettant en commun leurs expertises et en bénéficiant des ressources mises à leur disposition, les chercheurs du consortium entendent donner un peu d’espoir dans la lutte contre ces maladies.
 
À propos du financement
Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) contribuent au financement à hauteur de 0,5 million de dollars canadiens. L’enveloppe est complétée grâce au soutien du Conseil de la recherche de la Suède, du ministère fédéral allemand de la Recherche et du Conseil de la recherche médicale du Royaume-Uni.
 
Source :
Stéphanie Thibault
INRS, 23 janvier 2018