Qui sont les hacktivistes?

2015-01-20

Qui sont les hacktivistes?

La sécurité informatique a fait les manchettes des quotidiens à travers le monde au cours des dernières semaines. Après l'attaque contre le studio Sony Pictures - qui aurait été menée par la Corée du Nord en représailles à la sortie projetée du film The Interview, selon l'Agence nationale de la sécurité américaine - et le piratage du compte Twitter du commandement militaire américain au Moyen-Orient - revendiqué par un groupe se réclamant de l'État islamique -, l'attentat contre Charlie Hebdo a mené à un intense cyberaffrontement. D'un côté, un groupe affilié à Anonymous a voulu «venger» les victimes de l'attentat en attaquant des sites djihadistes, et en retour, des hackers islamistes ont piraté des milliers de sites français.

Bien que ces attaques informatiques utilisent des armes communes, il faut distinguer entre piratage, cyberterrorisme et hacktivisme, soutient l'étudiante au doctorat en communication Anne-Sophie Letellier. «Les hacktivistes sont des militants qui transfèrent leurs actions politiques sur le web, dit la doctorante. Ils se perçoivent comme des Robin des Bois qui veulent défendre l'intérêt public, le bien commun, la justice et la liberté d'expression.» Parmi les hacktivistes les plus connus figurent Julian Assange, fondateur de WikiLeaks, Edward Snowden, qui a révélé les détails de programmes de surveillance gérés entre autres par les services secrets américains, et le collectif Anonymous.

L'adjointe de recherche au Centre de recherche interdisciplinaire sur la communication, l'information et la société (CRICIS) et au Groupe de recherche sur l'information et la surveillance au quotidien (GRISQ) a déposé son mémoire de maîtrise sur ce sujet en 2014. Elle a prononcé diverses conférences sur le hacktivisme, notamment dans le cadre du 84e Congrès de l'Acfas à Montréal et lors du colloque international Communication électronique, culture et identité, tenu au Havre, en France.  «Je m'intéresse beaucoup aux enjeux politiques entourant les technologies numériques», souligne l'étudiante, qui réalise sa thèse doctorale sous la codirection des professeurs André Mondoux et Maude Bonenfant.

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Source :
Jean-François Ducharme
ACTUALITÉS UQAM
19 janvier 2015