Tentatives de suicide chez les nouveaux détenus, quel est le rôle du TDAH?

2018-01-25

Tentatives de suicide chez les nouveaux détenus, quel est le rôle du TDAH?

Le blogue d’information En Tête de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) présente le résumé de thèse de doctorat en psychologie de M. Christopher Wright, intitulée «Tentatives de suicide chez les nouveaux détenus, quel est le rôle du TDAH?».

De gauche à droite: Catherine Laurier, Ph. D., chercheuse au Centre jeunesse de Montréal – Institut universitaire, Marc, Daigle, Ph. D., professeur retraité du Département de psychologie, Christopher Wright, étudiant, Gilles Côté, Ph. D., professeur retraité du Département de psychologie, et Colette Jourdan-Ionescu, professeure du Département de psychologie.

Le suicide est un acte à la fréquence rare, mais aux conséquences multiples et sévères. Ce phénomène touche toutes les sphères de la société et n’est pas l’exclusivité d’une classe sociale. Une population dans laquelle le taux de suicide est élevé est celle de la population carcérale. Le suicide est souvent la cause la plus courante de décès non naturels en milieu correctionnel. Le milieu carcéral est un milieu unique en soi, avec ses propres règles et codes de conduite, où les notions de libertés individuelles et d’autonomie prennent un tout autre sens, pouvant entrainer un sentiment d’aliénation et de déshumanisation chez le détenu. L’environnement carcéral est composé de plusieurs individus présentant une grande variété de diagnostics de santé mentale et de troubles comportementaux. Le milieu carcéral est un milieu très particulier qui peut entraîner plusieurs répercussions majeures au niveau de la santé physique et mentale des détenus, encore plus pour ceux présentant déjà une vulnérabilité lors de leur arrivée en détention.

Cet ouvrage a pour but de proposer de nouvelles pistes de recherche sur les tentatives de suicide dans une population carcérale en étudiant la présence et la létalité des tentatives de suicide antérieures des nouveaux détenus en fonction de leurs symptômes du TDAH, de leur historique de santé mentale et de leurs comportements violents. Cette recherche a pour but de comparer deux groupes de détenus ayant un historique de tentatives de suicide différent et de voir s’il existe des différences en lien avec les variables mentionnées. Plus spécifiquement, cette recherche a pour but de déterminer si la présence d’un TDAH peut être reconnue comme étant un facteur de risque pour les tentatives de suicide.

Thèse de doctorat en psychologie ayant eu lieu le 20 octobre 2017

Membres du jury

Marc Daigle, Ph. D., directeur de recherche
Professeur retraité, Université du Québec à Trois-Rivières

Catherine Laurier, Ph. D., évaluatrice externe
Chercheuse, Centre jeunesse de Montréal – Institut universitaire

Colette Jourdan-Ionescu, Ph. D., présidente du jury
Professeure, Département de psychologie
Université du Québec à Trois-Rivières

Gilles Côté, Ph. D., évaluateur
Professeur retraité, Département de psychologie
Université du Québec à Trois-Rivières

Source :
Service Communications 
UQTR, 18 janvier 2018