Trouver refuge à l'université

2017-03-22

Trouver refuge à l'université

En devenant membre du réseau mondial Scholars at Risk (SAR/ Universitaires en danger, en français), l'UQAM pourrait bientôt accueillir des universitaires et des chercheurs, et même des étudiants, qui, en raison de conflits armés ou pour des questions d'ordre politique, religieux, culturel ou ethnique, ne peuvent plus poursuivre leurs recherches ou leurs études dans leur pays d'origine.

Le réseau mondial Scholars at Risk (SAR/ Universitaires en danger, en français), permet à des chercheurs, dont la vie est menacée, d'obtenir des postes dans des universités où ils pourront effectuer leurs recherches en sécurité et en toute liberté. Photo: scholarsatrisk.org

Créé en 1999, dans le cadre d’un programme sur les droits de la personne de l’Université de Chicago, le réseau international d’institutions d’enseignement supérieur permet à des chercheurs d'obtenir des postes dans des universités où ils pourront effectuer leurs recherches en sécurité et en toute liberté et contribuer ainsi à leur nouvelle société d'accueil. Plus de 200 universités et organismes, répartis dans plus de 25 pays, sont membres de SAR. Il s'agit principalement d'universités nord-américaines, néozélandaises et européennes. Les chercheurs accueillis par ces universités proviennent en majorité de la Syrie, de l'Iran et de l'Afrique sub-saharienne.

L'organisme a aussi pour mandat de sensibiliser la communauté universitaire aux enjeux et aux défis des chercheurs en exil. «SAR met sur pied des formations –des séminaires ou des colloques – destinées aux professeurs ou aux étudiants universitaires pour mieux faire comprendre l'origine des tensions politiques au Moyen-Orient, par exemple, ou les causes menant à la répression de certains groupes plus vulnérables», illustre la professeure au Département de science politique Bonnie Campbell, qui fait partie du comité SAR-UQAM, un groupe de sept professeurs en charge d'implanter le projet à l'Université. «Les membres de SAR peuvent aussi participer à des conférences organisées par le réseau à travers le monde, et signer des pétitions ou envoyer des lettres en appui aux universitaires en prison.»

Le 30 mars prochain, l'UQAM organise un événement afin de promouvoir sa récente adhésion au réseau et de discuter des modalités du projet. «C'est un projet collectif: on souhaite que tous les Uqamiens se sentent interpellés et que toutes les facultés et l'école s'impliquent afin de trouver la formule qui sied à tout le monde», dit Bonnie Campbell.

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Source :
Valérie Martin
UQAM, 21 mars 2017