Une étude montre le rôle vital du gène Armc5 dans le développement et l’immunité

2017-02-08

Une étude montre le rôle vital du gène Armc5 dans le développement et l’immunité

Des mutations génétiques d’Armc5 perturbent le développement du fœtus et compromettent l’efficacité des réponses immunitaires. C’est ce que révèle une étude réalisée par une équipe de chercheurs québécois incluant le professeur Alain Lamarre du Centre INRS–Institut Armand-Frappier. Les résultats de l’étude, qui viennent d’être publiés dans Nature Communications, mettent en lumière le rôle vital de cette protéine dans le développement fœtal ainsi que dans la biologie des lymphocytes T et des glandes surrénales. Une meilleure compréhension des mécanismes d’action d’Armc5 pourrait mener à de nouveaux traitements pour soigner les troubles endocriniens. 

Cette étude a montré que l’ARN de cette protéine est fortement exprimé dans le thymus et les glandes surrénales. Le développement d’un nouveau modèle expérimental déficient pour cette protéine a mis en évidence le rôle essentiel que joue Armc5 dans la phase précoce de l’activation des lymphocytes T, qui sont impliqués dans la réponse immunitaire. « Ce nouveau modèle expérimental permettra une meilleure compréhension du rôle de cette protéine dans la réponse immunitaire », affirme le professeur Lamarre.
 
Selon des études antérieures, les mutations génétiques de cette protéine sont associées à la survenue d’un type rare de syndrome de Cushing, un trouble des glandes surrénales qui provoque leur hypertrophie et une hausse du niveau de cortisol, une importante hormone qui supprime l’inflammation et protège contre le stress. 
 
D’autres études devront être menées pour élucider et mieux comprendre les modes d’action de l’Armc5 dont la fonction dépend de l’interaction avec d’autres protéines. À suivre…  
 
À propos de cette publication
Publié dans Nature Communications, l’article « Armc5 deletion causes developmental defects and compromises T-cell immune responses » présente les résultats d’une étude réalisée par des chercheurs du Centre de recherche du CHUM et du Centre INRS–Institut Armand-Frappier. La recherche a bénéficié d’un financement des Instituts de recherche en santé du Canada, du Conseil de recherches en sciences et en génie du Canada, de la Fondation de la recherche sur le diabète juvénile du Canada, du Fonds de recherche du Québec – Santé et de la Fondation J.-Louis Lévesque. Doi : 10.1038/ncomms13834
 
Source :
Gisèle Bolduc
INRS, 7 février 2017