Vers la classe ordinaire

2016-11-24

Vers la classe ordinaire

Comment favoriser l’apprentissage du français auprès des élèves allophones? Comment faciliter leur passage de la classe d’accueil à la classe ordinaire? Comment mieux collaborer avec les parents immigrants? Les professeurs Simon Collin et Valérie Amireault, du Département de didactique des langues, ont participé à la mise sur pied d'un programme de formation continue destiné aux enseignants de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) afin d'améliorer la réussite des élèves allophones issus de l'immigration et de faciliter leur passage de la classe d'accueil à la classe ordinaire. Subventionné par le ministère de l'Éducation, le projet, conçu en collaboration avec des conseillers pédagogiques et des enseignants de la CSDM, s'est étalé sur quatre ans. «Nous avons  répondu à un appel de projets destiné aux chercheurs universitaires», précise Simon Collin.


Une élève en classe d'accueil.Photo: Julien Bois

Pour les élèves allophones, le séjour en classe d'accueil dure en moyenne d'un à deux ans. Ils suivent des cours intensifs de français afin d'intégrer le plus rapidement possible les classes ordinaires pour poursuivre leur scolarité. Durant cette période, ils suivent également des cours en mathématiques, en éducation physique et en art. «Cette période transitoire n'est pas très balisée, explique Simon Collin. Pour les enseignants en classe d'accueil, il n'existe pas de consignes précises leur permettant de déterminer le moment opportun pour un élève d'intégrer la classe ordinaire. L'élève est-il prêt? Va-t-il réussir sa transition? La formation a mis cette problématique en lumière et tenter d'y remédier en développant de nouvelles pratiques et des outils pédagogiques.»

De leur côté, les enseignants des classes ordinaires, qui n'ont pas de formation en français langue seconde ou d'expérience en classe d'accueil, ne savent pas toujours comment intégrer les élèves allophones au cursus régulier. «Ces élèves font parfois des activités différentes de leurs camarades de classe, et peuvent ainsi se sentir mis de côté», illustre Simon Collin.

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Source :
Valérie Martin
21 novembre 2016