BALSAC et ses partenaires obtiennent une subvention de 3,2 M$ | Réseau de l'Université du Québec

BALSAC et ses partenaires obtiennent une subvention de 3,2 M$

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Photo : Réal Daigneault, vice-recteur à l’enseignement, à la recherche et à la création de l’UQAC, Hélène Vézina, directrice du Projet BALSAC, et Guylaine Simard, directrice du Musée du Fjord.

2019-06-04

BALSAC et ses partenaires obtiennent une subvention de 3,2 M$

L’Université du Québec à Chicoutimi reçoit une aide financière de plus de 3 M$ pour le projet i-BALSAC : Une infrastructure multisectorielle pour une cartographie haute résolution de la population franco-canadienne. La gestion de cette subvention, accordée dans le cadre du programme d’Initiative sur la cyberinfrastructure de la Fondation canadienne pour l’innovation (FCI), sera sous la responsabilité de Mme Hélène Vézina, professeure au Département des sciences humaines et sociales de l’UQAC, et directrice du Projet BALSAC.

BALSAC, soutenu trois fois par la FCI au cours des 15 dernières années, constitue le socle de cette initiative qui s’inscrit dans le prolongement de partenariats avec le Centre interuniversitaire d’études québécoises (CIEQ) et le Programme de recherche en démographie historique (PRDH) ainsi qu’avec la plateforme de recherche CARTaGENE. Elle ouvrira la voie à l’établissement de nouvelles collaborations prometteuses, notamment avec Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) pour le volet démographique.

Le projet, qui s’échelonnera sur une période de trois ans, vise la création d’une plateforme destinée à la recherche de pointe en sciences biologiques et sociales. Il a été élaboré en réponse à trois besoins : l’intégration au sein d’une structure formelle des données généalogiques et génétiques sur la population québécoise, le prolongement jusqu’au 20e siècle de la période pour laquelle nous disposons d’une reconstitution exhaustive de la population, et la mise en place d’un cadre d’analyse et d’interprétation de la dimension spatiale pour les données généalogiques et génétiques. La construction de l’infrastructure se décline selon cinq objectifs qui comprennent l’intégration de données généalogiques, génétiques et géographiques, la création d’outils d’analyse et d’un système d’information géographique et finalement le développement d’un portail d’accès.

La création de i-BALSAC aura des retombées tangibles sur divers plans. D’abord, elle permettra la préservation et la valorisation d’un patrimoine scientifique et historique exceptionnel, voire unique. Elle ouvrira aussi des perspectives novatrices pour comprendre l’évolution des sociétés québécoise et canadienne sur une période de quatre siècles. En matière de santé, elle procurera des données et des outils qui serviront pour l’étude des déterminants génétiques de la santé et qui pourront contribuer à l’élaboration de projets visant l’identification des variations génétiques associées aux maladies complexes et la mise en place de stratégies de traitement, de dépistage et de prévention. À terme, l’infrastructure formera un laboratoire d’étude des populations et un lieu d’échange pour les chercheurs des sciences sociales et biomédicales qui pourront y aborder des questions complexes et réaliser des études multidisciplinaires innovantes. 

Chercheurs associés au projet
La réalisation du projet s’appuie sur l’expertise de dix chercheurs provenant de sept universités canadiennes. Le volet démographique est assuré par Hélène Vézina et Marc Tremblay, démographes à l’UQAC, Lisa Dillon, historienne à l’Université de Montréal et Yves Frenette, historien à l’Université de Saint-Boniface. Le volet génomique est composé des chercheurs Simon Girard, professeur en biologie intégrative à l’UQAC, Simon Gravel, généticien des populations à l’Université McGill, Marie-Hélène Roy-Gagnon, épidémiologiste généticienne à l’Université d’Ottawa et Sébastien Jacquemont, directeur scientifique de CARTaGENE. Enfin, le volet géographique sera réalisé par Marc St-Hilaire, géographe à l’Université Laval, et Claude Bellavance, historien à l’UQTR.

Au financement de 1,3 M$ de la FCI, s’ajoute l’aide accordée par les gouvernements du Québec et de l’Ontario, également de l’ordre de 1,3 M$. En additionnant ces soutiens financiers à la participation des universités, le projet i-BALSAC bénéficie de 3,2 M$.


À propos de BALSAC
Le fichier BALSAC est développé depuis 1971 à l’Université du Québec à Chicoutimi en partenariat avec l’Université Laval, l’Université McGill et l’Université de Montréal. Le fichier est construit à partir des actes de l’état civil du Québec. Ces actes ont été informatisés et reliés entre eux grâce à une méthodologie permettant la reconstitution automatique des liens généalogiques et de la structure de la population du Québec sur plus de quatre siècles. BALSAC couvre l’ensemble des régions du territoire québécois depuis les débuts du peuplement européen, au 17esiècle, jusqu’à la période contemporaine. Depuis près de 50 ans, BALSAC a suscité et soutenu des études dans des domaines aussi diversifiés que l’épidémiologie génétique et la géographie historique en passant par la génétique des populations, la biologie évolutive, la démographie et l’histoire sociale. 

 

Source : 
Service des communications et des relations publiques 
UQAC, 31 mai 2019 

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