Des recherches sur les questions relatives aux enfants immigrants, aux femmes autochtones et à l'interaction entre les chiens et les Inuits obtiennent du financement | Réseau de l'Université du Québec

Des recherches sur les questions relatives aux enfants immigrants, aux femmes autochtones et à l'interaction entre les chiens et les Inuits obtiennent du financement

2019-05-23

Des recherches sur les questions relatives aux enfants immigrants, aux femmes autochtones et à l'interaction entre les chiens et les Inuits obtiennent du financement

Trois professeurs de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) poursuivront leurs travaux de recherche avec près de 135 000 $ pour 3 ans grâce au programme Soutien à la recherche pour la relève professorale du Fonds de recherche du Québec – Société et culture (FRQSC). En effet, la professeure en art-thérapie Caroline Beauregard, ainsi que les professeurs à l'École d'études autochtones, Suzy Basile et Francis Lévesque, ont vu leurs demandes être acceptées par ce programme visant notamment à consolider le système de recherche en appuyant la relève professorale dans les disciplines des sciences humaines et sociales, des arts et des lettres. 

Le développement socio-affectif d'enfants immigrants et réfugiés par le jeu de sable par la professeure Caroline Beauregard
Afin de former et d'outiller le milieu scolaire à une nouvelle approche éducative en plus de sensibiliser les intervenants aux besoins spécifiques des enfants immigrants et réfugiés, la professeure Caroline Beauregard effectuera une recherche sur l'intervention par le jeu dans le sable auprès de ces enfants ayant fort probablement été exposés à des évènements traumatiques ainsi qu'à des pertes et des ruptures multiples. L'objectif de cette recherche multidisciplinaire, se déroulant sur trois ans, est donc de documenter les effets d'une intervention de jeu symbolique, jeu dans le sable, sur les compétences sociales, le bien-être émotionnel et l'évolution du jeu d'enfants immigrants et réfugiés de cinq ans à Sherbrooke et à Montréal. Cette approche a pour but soutenir les enfants immigrants et réfugiés dans leur intégration à l'école primaire et ainsi favoriser leur réussite scolaire. Pour sa recherche intitulée Soutenir le développement socio-affectif d'enfants immigrants et réfugiés de maternelle par le jeu de sable, la professeure Beauregard obtient ainsi 15 000 $ par année pour un total de 45 000 $ sur trois ans.

L'Implication politique des femmes autochtones par la professeure Suzy Basile
Afin de mettre en lumière la parole des femmes autochtones impliquées en politique et de transmettre leurs savoirs et expériences aux futures générations, la professeure à l'École d'études autochtones de l'UQAT, Suzy Basile, effectuera une recherche permettant d'évaluer les retombées des implications des femmes autochtones au Québec. En effet, alors que les femmes autochtones au Québec participent activement à la prise en charge des affaires internes et externes de leurs nations, à la prise en compte de la parole des peuples autochtones en général et des femmes autochtones en particulier, et à l'empowerment autochtone et féminin, les retombées de leur implication restent méconnues. Pourtant, elles sont de plus en plus nombreuses à s'investir en politique locale (communautaire) ou nationale (organisation politique autochtone d'une nation ou d'une province), dépassant même le pourcentage de représentation des femmes allochtones en politique. Pour sa recherche intitulée Implication politique des femmes autochtones, la professeure Basile reçoit ainsi44 876 $ sur trois ans.

Les relations et des interactions entre les chiens et les Inuits d'Iqaluktuuttiaq (Cambridge Bay), Nunavut, par le professeur Francis Lévesque
Alors que des études récentes effectuées au Qikiqtaluuk (île de Baffin), au Nunavik et dans le delta du Mackenzie montrent que les chiens gardent encore aujourd'hui certaines fonctions vitales auprès des communautés, notamment celle d'alerter de la présence d'ours dans les communautés et qu'ils sont toujours considérés comme membres de la société des humains, et ce, malgré des changements profonds (sédentarisation, arrivée des motoneiges, etc.), d'autres études montrent que l'émergence des chiens de compagnie peut engendrer des tensions entre les autorités et les populations locales autour d'enjeux liés à la santé publique (transmission de zoonoses, morsures, etc.). Le professeur à l'École d'études autochtones de l'UQAT, Francis Lévesque, effectuera ainsi une recherche dont l'objectif général est de combler le manque de connaissances sur ces réalités dans l'Arctique de l'Est et de l'Ouest et de documenter les relations entre les Inuits d'Iqaluktuuttiaq et de Bathurst Inlet et leurs chiens. Grâce à son projet Étude des relations et des interactions entre les chiens et les Inuits d'Iqaluktuuttiaq (Cambridge Bay), Nunavut, le professeur Lévesque obtient ainsi le montant de 45 000 $ sur trois ans. 

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Source : 
Nathalie Cossette, agente d'information
Service des communications et du recrutement
Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue
819 762-0971 poste 2628 

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