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Deux chercheurs de l’ISFORT collaborent à un projet de reboisement urbain

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Le professeur Syvlain Delagrange et l'étudiante au doctorat en écologie à l'ISFORT, Marie-Ève Roy.

2020-05-28

Deux chercheurs de l’ISFORT collaborent à un projet de reboisement urbain

Deux chercheurs de l’Institut des sciences de la forêt tempérée (ISFORT) de l’UQO prêtent leur expertise pour un projet unique qui consiste à recenser les essences d’arbres dans un quartier de Gatineau et proposer des stratégies de reboisement urbain.

Le professeur Sylvain Delagrange et Marie-Ève Roy, étudiante au doctorat en écologie à l’ISFORT, collaborent avec l’Association des résidents du quartier du Carrefour de l’Hôpital (ARQCH), à Gatineau sur ce projet réalisé en collaboration avec l’organisme Capital Nature. Le projet doit s’échelonner sur un an, de juin 2020 à mai 2021.

Le projet a trois grands objectifs : 

  1. Analyser l’état actuel des arbres dans le district du Carrefour-de-l’Hôpital, leur état de santé et les opportunités de reforestation.
  2. Proposer un plan de reforestation qui est basé sur les écarts entre la situation actuelle et les opportunités identifiées.
  3. Présenter une stratégie d’engagement des citoyens pour les impliquer dans les efforts de plantation d’arbres.

Les recherches des dernières années ont clairement démontré les effets bénéfiques des forêts urbaines sur la santé et le bien-être des résidents des villes. Pour fournir le maximum de ces services, la conservation et la restauration de la biodiversité urbaine sont deux avenues qui doivent être priorisées, explique Sylvain Delagrange.

« Depuis quelques années, nous avons multiplié les projets en collaboration avec les villes Québécoises et il est évident que nous devons aller vers le verdissement de nos villes. Lorsque l’association des résidents du quartier du Carrefour de l’Hôpital de Gatineau a lancé son appel d’offre, il était clair qu’il y avait là une opportunité parfaite pour faire de ce quartier un exemple de verdissement. Ce qui encore plus motivant, c’est qu’ils veulent impliquer leurs citoyens dans le processus de réalisation ce qui devrait augmenter encore plus le sentiment d’appartenance aux infrastructures qui seront installées », s’enthousiasme le professeur Sylvain Delagrange.

Pour l’Association des résidents du quartier du Carrefour de l’Hôpital, ce projet représente une excellente occasion d’embellir le secteur et contribue à améliorer la qualité de vie des citoyens.

« De plus en plus, les associations de quartiers de la ville de Gatineau s’intéressent aux projets de reboisement de leur milieu de vie, cependant ces projets gagneraient à opter pour une approche intégrée basée sur une analyse de l’état des lieux arboricole, sur une profonde planification de la plantation d’arbres, qui inclut une stratégie d’engagement des citoyens et d’autres acteurs », tenait à souligner Olive Kamanyana, présidente de l’Association des résidents du quartier Carrefour-de-l’Hôpital (ARQCH).

La volonté d’un quartier de se tourner vers les infrastructures vertes, comme l’ajout d’arbres et d’espaces verts (parcs etc.) permet de contrer les effets des îlots de chaleur en été et constitue une réponse locale aux changements climatiques et de l’étalement urbain sans conservation d’espaces verts. Cependant, ces infrastructures vertes doivent être bien pensées car l’environnement urbain est soumis à de nombreux stress biotiques (invasion d’insectes et maladies) et abiotiques (sécheresse, îlot de chaleur). L’activité humaine a également un impact direct négatif sur cette végétation par le biais de la pollution de l’air, l’étalement urbain et la minimisation de l’espace réservé pour la croissance des arbres. Il faut donc bien choisir les essences à planter en respectant ce que la nature avait installé sur ces sols comme biodiversité avant l’arrivée des villes.

Sylvain Delagrange est professeur (UQO), chercheur (ISFORT) et responsable de la plateforme de recherche Capital Nature. Son expertise principale est en écophysiologie végétale. Il travaille depuis 15 ans sur la compréhension de l’importance de la variabilité des traits fonctionnels des espèces tempérées dans le succès de leur régénération. Il a également acquis une solide expertise dans le développement de la croissance primaire et secondaire des arbres sous l’influence de facteurs biotiques et abiotiques et travaille activement à une meilleure valorisation des services écosystémiques rendus par les arbres en milieu urbain. Membre du Centre d’étude de la Forêt et de la Chaire de recherche industrielle UQAM-Hydro Québec du CRSNG, il a publié plus de 40 articles scientifiques révisés par les pairs et plus de 20 rapports scientifiques.

Marie-Ève Roy est biologiste (UQO-ISFORT) et son expertise principale est en écologie végétale et animale. Elle travaille depuis près de 15 ans à comprendre et minimiser l’impact de l’aménagement forestier sur la biodiversité. Elle a également acquis dans les dernières années une importante expertise en évaluation écologique des milieux naturels et urbains dans le but d’aider à la conservation de la biodiversité. Membre du Centre d’étude de la Forêt, elle a publié 1 article scientifique et plus de 30 rapports scientifiques.

Source :
Service des communications
UQO, 26 mai 2020

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