Karine Baril collabore à la recherche sur la violence sexuelle | Réseau de l'Université du Québec

Karine Baril collabore à la recherche sur la violence sexuelle

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Karine Baril, professeure au Département de psychoéducation et psychologie.

2019-02-05

Karine Baril collabore à la recherche sur la violence sexuelle

La professeure Karine Baril, du Département de psychoéducation et de psychologie, fait partie d’une équipe de 11 chercheurs de sept universités qui a obtenu une subvention de plus de 696 000 $ des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) pour mettre sur pied un programme de prévention d'agression sexuelle pour les étudiantes en milieu universitaire.

Inspiré par le programme ontarien Enhanced Assess, Acknowledge, Act (EAAA), ce collectif de chercheurs travaille à le traduire et l’adapter à la réalité québécoise. Cette formation offerte aux étudiantes de première année pendant une fin de semaine a fait ses preuves et montre d’excellents résultats. Les cours favoriseront une meilleure reconnaissance et évaluation de comportements à risque. Les étudiantes seront outillées pour réagir lors de situations potentiellement dangereuses, avec notamment des cours d’autodéfense.

Clientèle à risque
Selon les statistiques, 90% des agressions sexuelles sont commises à l’endroit des femmes, et 47 %, touchent le groupe d’âge de 15 à 24 ans, voilà pourquoi cette clientèle a été choisie dans le cadre de cette étude.

Ce programme est intitulé officiellement Préimplantation et implantation d'un programme de prévention de l'agression sexuelle pour les étudiantes en milieu universitaire : Les milieux sont-ils prêts et le programme est-il efficace lorsque plusieurs facteurs de risque sont présents ? 

Les chercheurs veillent déjà à recruter des groupes de comparaison pour tester l’efficacité. Des étudiantes dans tous les campus de l’UQO qui ne participeront pas à la formation seront sondées prochainement. Une comparaison pourra ainsi être établie avec les étudiantes qui auront suivi le programme.

Les données ont démontré en Ontario que pour 13 femmes qui suivent le programme, une tentative ou agression sexuelle est prévenue. « Ce n’est que le commencement, nous aimerions que le programme de formation commence officiellement au cours de l’année 2019-2020 », souligne Karine Baril qui espère obtenir d’aussi bons résultats au Québec.

« Pour nous, ce programme n’est pas la solution unique, c’est une stratégie qui devrait être implantée de manière complémentaire », conclut-elle avec cette volonté commune de contrer ce phénomène.

Source :
Service des communications
UQO, 5 février 2019

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