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La parole aux femmes de science

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Rita-Audrey Gouesse, doctorante en biologie

2019-02-12

La parole aux femmes de science

L’Assemblée générale des Nations unies a proclamé le 11 février Journée internationale des femmes et des filles de science. Nous sommes allés à la rencontre de plusieurs d’entre elles qui enrichissent l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) de leur vivacité, de leur intelligence et de leur détermination. 

« Je devais avoir treize ans lorsque j’ai subi une opération au cœur. Quand j’ai été guérie, je me suis dit que c’était incroyable ce que la connaissance du corps humain permettait. Je voulais moi aussi apprendre comment ça fonctionne pour pouvoir aider d’autres personnes.

« Je viens de la Côte-d’Ivoire où l’accès aux sciences n’est pas très valorisé. Quand on parle de carrière, on pense au droit, à l’économie… mais je voyais que les sciences, c’était très porteur!  J’ai donc décidé de partir faire mes études en France/Canada. Mon ambition est de retourner dans mon pays et devenir enseignante-chercheure pour participer à l’éducation des jeunes et au développement.
 
« À la fin de mes études de premier cycle universitaire, j’ai fait un stage pendant lequel je travaillais sur le placenta. Il y a cette porte qui s’est ouverte sur la machinerie liée au fonctionnement des cellules, au développement… j’étais fascinée. 
 
« Je sentais que la compréhension de ces choses à la fois abstraites mais si essentielles à notre sante était comme une nouvelle dimension à ma vie. » 
 
« Certes, c’est très fondamental ce qu’on fait. Mais on touche à des mécanismes très fins qui ont des conséquences importantes sur la santé et participent à la découverte de thérapies ou à la prévention de maladies… En somme, je me se sent utile à la société. »
 
 « Je viens d’une société dans laquelle l’éducation des enfants est entièrement du ressort des femmes; malgré les efforts visant à promouvoir la parité, une femme qui décide de privilégier sa carrière est souvent considérée égoïste. Si jamais son enfant tourne mal, c’est la faute à la mère, mais s’il réussit bien, c’est grâce à son père… Ça nous met une pression et ça peut nous limiter dans la poursuite de nos ambitions. C’est dommage! » 
 
 
Source : 
Stéphanie Thibault 
INRS, 11 février 2019