L’apport déterminant de Charles-E. Beaulieu dans la création de l’UQAR | Réseau de l'Université du Québec

L’apport déterminant de Charles-E. Beaulieu dans la création de l’UQAR

2020-02-10

L’apport déterminant de Charles-E. Beaulieu dans la création de l’UQAR

Charles-E. Beaulieu a été le premier directeur du Centre d’études universitaires de Rimouski (CEUR). C’est sous sa direction que les bases de l’Université du Québec à Rimouski ont été jetées il y a plus de 50 ans. Retour sur la contribution importante d’un pilier de l’UQAR.

C’est en 1969 que M. Beaulieu a été approché pour mettre sur pied le CEUR. À l’époque, il était le directeur du Département des mines et métallurgie de l’Université Laval. « Je poursuivais des recherches en métallurgie extractive », explique-t-il dans ses mémoires Une carrière diversifiée et gratifiante au service du Québec. « J’étais loin de me soucier du renouveau qu’apportait au milieu universitaire la création récente de l’Université du Québec par le gouvernement du Québec à la fin de 1968. »

La Ville de Rimouski ne figurait pas dans les plans de l’Université du Québec. Or, un comité dirigé par l’abbé Pascal Parent s’activait pour changer les choses. « Ce comité a rencontré le ministre de l’Éducation, [Jean-]Guy Cardinal, au cours de sa campagne à la chefferie de l’Union nationale, au printemps de l’année 1969. Il a réussi à le convaincre suffisamment de l’importance de leur projet pour que le ministre demande au président de l’Université du Québec[, Alphonse Riverin,] de donner suite à cette requête du milieu rimouskois », indique M. Beaulieu.

Au printemps 1969, Charles-E. Beaulieu accepte le mandat confié par l’Université du Québec. « En réalité, je me suis rendu à Rimouski après la Saint-Jean-Baptiste pour occuper mon poste. À partir de ce moment, j’ai travaillé sept jours par semaine durant au moins trois mois afin de pouvoir démarrer les premiers cours universitaires en septembre », précise l’homme originaire d’Amqui. Alcide-C. Horth et l’abbé Pascal Parent vont l’épauler durant ces mois d’effervescence.

L’embauche de personnel, l’aménagement de l’ancien monastère des Ursulines, l’approbation des programmes et le recrutement des étudiantes et des étudiants se sont déroulés à vitesse grand V. « Nous avons recruté une cinquantaine de professeurs et tout le personnel administratif et de soutien nécessaire. J’ai attaché une grande importance à la qualité du corps professoral recruté si bien que, dès la première année, le CEUR comptait un pourcentage de professeurs diplômés de 3e cycle plus élevé que celui de la moyenne des constituantes de l’UQ », mentionne Charles-E. Beaulieu.

Le Centre d’études universitaires de Rimouski a été officiellement créé le 3 septembre 1969. Un peu plus de 1000 étudiantes et étudiants, dont plus de 400 inscrits à temps complet, sont alors accueillis pour la première rentrée universitaire de l’histoire de Rimouski. L’UQAR est devenue officiellement une université constituante du réseau de l’Université du Québec le 17 avril 1973.

Tel qu’il l’avait anticipé au départ, Charles-E. Beaulieu a confié la direction du CEUR à l’été 1970 à Alcide-C.-Horth – ce dernier a d’ailleurs été le premier recteur de l’UQAR (jusqu’en 1977). Après son mandat au CEUR, M. Beaulieu a été nommé comme premier directeur de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS).

Quel regard porte-t-il sur l’UQAR, 50 ans après sa création? « Je suis heureux que l’UQAR ait pu jouer un rôle majeur quant à l’accessibilité des études supérieures dans l’Est-du-Québec. L’UQAR a acquis une belle maturité aujourd’hui et les différentes équipes qui se sont succédées à sa direction ont su la faire grandir pour devenir une université qui se démarque autant par la qualité de ses formations que la recherche qui y est effectuée », conclut M. Beaulieu.

Le réseau de l’Université du Québec a reconnu l’importante contribution de Charles-E. Beaulieu en lui remettant, en 2018, un doctorat honorifique. Rappelons que l’UQAR lui avait remis un honoris causa remis par l’UQAR en 1991. M. Beaulieu porte également le titre d’officier de l’Ordre du Canada (1996) et de chevalier de l’Ordre du Québec (1998).

Source :
Service des communications
UQAR, 6 février
 2020

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