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Les bienfaits des jardins pédagogiques

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L’implantation de jardins potagers dans les écoles primaires et secondaires permet aux jeunes de renforcer leur estime de soi tout en comprenant mieux d’où viennent les fruits et légumes et comment ils poussent.Photo: AU/LAB

2019-05-13

Les bienfaits des jardins pédagogiques

Le professeur associé à l’Institut des sciences de l'environnement Éric Duchemin (Ph.D. sciences de l'environnement, 2000) fait partie de l’équipe de collaborateurs de la publication Penser l’école de demain, lancée en mars dernier par le Lab-École. Fondé par le trio formé de Ricardo Larrivée, Pierre Thibeault et Pierre Lavoie, et appuyé financièrement par le ministère québécois de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, l’OBNL a pour mission de rassembler des experts provenant de différents domaines (architecture, alimentation, éducation, etc.) dans le but de concevoir les écoles de demain.

Penser l’école de demain présente une série de constats formulés dans la foulée des consultations menées en 2018 auprès des intervenants du milieu scolaire, de la communauté et des élèves. On y trouve également des propositions innovantes et des bonnes pratiques à mettre en place dans les écoles québécoises.

Des jardins pour apprendre de manière durable

Spécialiste de l’agriculture urbaine et directeur du Laboratoire d’agriculture urbaine AU/LAB, Éric Duchemin a rédigé un texte présentant les bienfaits des jardins pédagogiques dans les écoles. L’article s’inspire du rapport sur les jardins pédagogiques au Québec, publié en 2018 par les chercheurs de l’AU/LAB. Karine Lévesque (B.Ed. adaptation scolaire et sociale, 2002; Prog. court de 2e cycle en éducation relative à l’environnement, 2017), membre de l’AU/LAB, autrice de l’ouvrage De l’école au jardin. Guide de jardinage pédagogique en milieu scolaire (Écosociété, 2018) et formatrice, a aussi participé à la rédaction du texte. La diplômée et enseignante à l’École secondaire Louis-Joseph-Papineau est l’instigatrice du projet Les Jardins des patriotes, des zones de verdissement, d’embellissement et de culture maraîchère situées sur les terrains extérieurs de l’école secondaire.

L’implantation de jardins potagers dans les écoles primaires et secondaires «permet aux jeunes de renforcer leur estime de soi tout en comprenant mieux d’où viennent les fruits et légumes et comment ils poussent», explique Éric Duchemin, qui a été approché par le chef Ricardo pour participer au projet du Lab-École. Le professeur avait agi comme conseiller scientifique dans le cadre de l’émission sur l’agriculture urbaine, Le fermier urbain, diffusée sur les ondes de Radio-Canada en 2012.

En jardinant, les enfants et les adolescents prennent part à une expérience scientifique et retiennent mieux les concepts vus en classe, ajoute Éric Duchemin. Même des notions de français ou de mathématiques peuvent être enseignées sous le thème du jardinage. «On reconnaît de plus en plus l’agriculture urbaine comme un outil pédagogique, et ce, autant pour éduquer les tout-petits dans les garderies et les centres de la petite enfance que les élèves du secondaire ou les étudiants universitaires, affirme le professeur. Le Lab-École a cette volonté de mettre l’agriculture urbaine au programme.»

Pour le spécialiste, les jardins pédagogiques ont un deuxième objectif, soit celui de tisser des liens avec les communautés. «Les écoles agissent souvent comme des moteurs sociaux pour les quartiers. Elles viennent appuyer de nombreux projets communautaires en plus d’éduquer la communauté aux principes de l’agriculture urbaine, soutient le professeur. En plus de fournir des légumes aux familles défavorisées du quartier, par exemple, le projet de Karine Lévesque aide les jeunes de la rue à réinsérer le marché du travail en occupant des emplois d’été aux jardins.» 

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Source :
Valérie Martin
UQAM, 8 mai 2019 

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