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Les communautés de pratique en action communautaire autonome Famille: une transformation collective

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Sur la photo, on reconnaît Carl Lacharité (professeur, UQTR), la doctorante Dominique Mailloux, Vicky Lafantaisie (professeure, Université du Québec en Outaouais), Julie Lefebvre (professeure, UQTR) et Jean-Marie Miron (professeur, UQTR). Photos : Josée Beaulieu

2019-05-23

Les communautés de pratique en action communautaire autonome Famille: une transformation collective

Cette thèse utilise une méthode qualitative inductive pour comprendre l’impact de l’implantation d’une communauté de pratique intentionnelle dans le mouvement d’action communautaire Famille au Québec. Elle permet de saisir comment on peut favoriser en même temps le développement des personnes et des organisations. 

Les communautés de pratique sont des groupes de personnes qui se rassemblent pour apprendre les unes des autres. Elles sont dites intentionnelles quand elles reposent sur de rencontres formelles régulières qui ont pour but explicite d’apprendre les uns des autres. Au contraire, elles sont dites spontanées quand elles reposent sur des interactions informelles régulières, comme dans le cas des personnes qui travaillent ensemble. Ainsi, la communauté de pratique intentionnelle qui a été implantée dans le mouvement communautaire Famille s’est ajoutée aux communautés de pratique spontanées qui existaient déjà dans chacun des 288 organismes communautaires Famille (OCF) qui le composent.

Les résultats indiquent que les communautés de pratique intentionnelle et spontanées fonctionnent de façon cohérente et complémentaire dans ce mouvement. Ensemble, elles créent un système de coordination organisationnel qui est axé sur la reconnaissance de la valeur des personnes et la création d’espaces où elles ont le pouvoir d’agir. Cela permet aux personnes de s’engager pleinement dans les actions et les relations qui font partie de leur travail, tout en adoptant une posture réflexive par rapport à leur expérience. Au bout du compte, cela favorise le développement d’identités professionnelles solides et ouvertes chez les personnes, tout en suscitant cohérence et flexibilité au sein de l’organisation. Ainsi, contrairement à la croyance populaire, cette thèse montre que le fait de reconnaître la valeur des personnes et de leur donner plus de pouvoir d’agir favorisel’efficience, la cohérence et la flexibilité organisationnelles.

Source :
Service des communications 
UQTR, 23 mai 2019 

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