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L’intelligence artificielle au service de la prévention des catastrophes naturelles

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Marc Parveau est étudiant à la maîtrise en informatique.

2019-12-11

L’intelligence artificielle au service de la prévention des catastrophes naturelles

De plus en plus présente dans une foule de domaines, l’intelligence artificielle fera bientôt une percée dans le domaine environnemental. Pour l’étudiant à la maîtrise en informatique Marc Parveau, les technologies de la réalité mixte favoriseront la prévention et la gestion des risques environnementaux. 

La réalité mixte permet à une personne d’interagir physiquement dans un environnement réel avec des éléments virtuels en trois dimensions par le biais d’un casque dédié. Les domaines industriels, du design ou de l’architecture se servent déjà de ce genre de technologie pour la réalisation de maquettes évolutives en 3D. Il ne faut pas la confondre avec la réalité virtuelle, qui permet d’immerger un individu dans un monde virtuel (comme dans certains jeux vidéo), ni avec la réalité augmentée, qui ajoute simplement un élément d’information virtuel en deux dimensions dans la réalité d’un utilisateur de tablette ou de téléphone intelligent (c’est le cas de l’application Pokemon Go par exemple). 

L’étudiant à la maîtrise en informatique Marc Parveau travaille à appliquer la réalité mixte à la gestion des risques environnementaux. « Grâce à l’emploi de cette technologie, je cherche à améliorer le processus d’aide à la décision dans le management de crise à grande échelle, comme lors d’inondations, d’incendies de grande ampleur, d’ouragans, etc. Mon objectif est de déterminer comment la réalité mixte peut aider à mieux appréhender les données disponibles, notamment cartographiques, dans le but d’accélérer le processus de décision et d’optimiser le déploiement des ressources », explique le chercheur.

Sous la direction du professeur spécialiste en intelligence artificielle au campus de Lévis Mehdi Adda, M. Parveau s’est inspiré de principes de conception des jeux vidéo. « À partir de données cartographiques géolocalisées, j’ai créé une représentation territoriale en trois dimensions, à laquelle j’ai intégré des données météorologiques. Ainsi, l’utilisateur peut suivre l’évolution des conditions météorologiques dans un environnement 3D au lieu de suivre un système en 2D sur une carte radar par exemple », précise M. Parveau.

La prochaine étape du développement du projet est de doter l’application d’une intelligence artificielle pour prévoir l’évolution des événements et pour faciliter la prise de décision. « En intégrant des modèles mathématiques, puis en les convertissant en données graphiques en 3D, l’utilisateur sera plus facilement en mesure de bien saisir les impacts concrets d’un feu de forêt ou d’une inondation. Ainsi, il sera mieux informé afin de prendre de meilleures décisions et de coordonner les acteurs sur le terrain de façon optimale. On pourrait même transposer le terrain en 3D à l’intérieur de la salle de réunion d’une cellule de crise », souligne l’informaticien.

Actuellement architecte logiciel pour une entreprise française de haute technologie, Marc Parveau s’est inscrit à l’UQAR dans le cadre d’un programme de mobilité étudiante avec l’Institut européen d’innovation et de technologies (École EPITECH). « J’ai poursuivi mon cheminement à la maîtrise en informatique afin d’approfondir mes connaissances et pour me spécialiser dans un domaine spécifique de l’informatique comme l’intelligence artificielle et la réalité virtuelle », conclut le chercheur.

La maîtrise en informatique permet aux étudiantes et aux étudiants d’approfondir leurs connaissances afin de proposer des solutions à des problèmes spécifiques dans les domaines de l’informatique et des technologies de l’information. L’UQAR propose un profil pour les étudiantes et les étudiants qui se destinent à la recherche ainsi qu’un cheminement adapté aux professionnelles et aux professionnels qui sont sur le marché du travail. Notons que le profil professionnel comprend un volet en gestion de projet.

Source :
Service des communications
UQAR, 11 décembre 2019

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