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L’UQO participe au lancement d’un Centre d’excellence en cybersécurité

2018-05-15

L’UQO participe au lancement d’un Centre d’excellence en cybersécurité

Sur la photo, de gauche à droite, Martin Roy, directeur adjoint exécutif du ministère de l'Économie, Sciences et Innovation du Québec (MESI), le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, le recteur de l'UQO, Denis Harrisson, la député de Hull, Maryse Gaudreault, Antoine Normand, président de In-Sec-M, et Alan Bernardi, président directeur-général de Cilex.

Un Centre d’excellence en cybersécurité sera bientôt créé en Outaouais grâce à du financement de 1,5 million $. Ce centre, qui doit emprunter des locaux dans l’édifice de l’aile C, au pavillon Alexandre-Taché de l’Université du Québec en Outaouais, est un projet piloté par l’entrepreneur gatinois et spécialiste de la haute technologie, Antoine Normand.

Le gouvernement du Québec investit 750 000 $ dans un organisme à but non lucratif connu sous le nom d’In-Sec-M Sécurité, recherche et innovation. Le reste du financement provient des 23 membres qui font partie d’In-Sec-M, soit des PME œuvrant dans le domaine de la haute technologie. Cilex, l’organisme associé à l’UQO qui accompagne les entreprises en phase de démarrage, est également membre d’In-Sec-M.

L’annonce de ce financement a été faite dans le cadre d’une conférence de presse, vendredi matin, 11 mai 2018, au pavillon Alexandre-Taché.  Le choix d’In-Sec-M s’est fait via un appel de projet du gouvernement du Québec lancé dans le cadre du Plan d’action en économie numérique, qui vise la création de centres d’excellence numérique. C'est via In-Sec-M que sera établi ce Centre d'excellence en cybersécurité.

« Je suis fière que les innovateurs, les entreprises de pointe, les fournisseurs de solutions, les chercheurs et les experts en cybersécurité mettent en commun leur expertise et leur talent afin de trouver des solutions novatrices permettant de contrer efficacement les défis en matière de sécurité informatique. De quoi donner une impulsion à notre industrie québécoise pour la faire rayonner à l'international! », a déclaré Maryse Gaudreault, députée de Hull, lors de la conférence de presse.

Le recteur de l’UQO, Denis Harrisson, a quant à lui souligné que l’Université veut bonifier son offre de cours en cybersécurité. Des cours en cybersécurité sont présentement offerts, notamment au premier et au deuxième cycle. L’UQO a un autre poste de professeur spécialisé en cybersécurité affiché en ce moment et l’Université a également dans ses cartons un projet de programme court de 2e cycle en cybersécurité.

« Les besoins en cybersécurité sont croissants, autant en formation qu’en recherche, et je pense que c’est là où nous pouvons davantage intervenir comme université. On me dit qu’on a de plus en plus besoin d’experts en cybersécurité partout : au gouvernement, dans les entreprises, dans les différentes institutions, a dit monsieur Harrisson. C’est le rôle de l’université d’engager ce dialogue sous l’angle de la formation, de la recherche et la transformation des connaissances en cybersécurité. »


Lire l'article dans Le Droit (11 mai 2018)

Lire l'article sur le site ICI Radio-Canada (11 mai 2018)


Pour Antoine Normand, la cybersécurité est un élément incontournable d’un monde de plus en plus numérique. Il y a des retombées importantes dans une région comme Ottawa-Gatineau, où le gouvernement notamment compte beaucoup sur les technologies développées en cybersécurité.

« En cette époque de transition vers une économie qui repose de plus en plus sur les données, la cybersécurité n'est plus un choix ou une option technologique parmi tant d'autres. Elle devient un pilier incontournable pour le déploiement et la commercialisation de nos innovations. In-Sec-M (Innovation, Security and research Marketplace) vise non seulement à accélérer le développement d'innovations en cybersécurité, mais aussi l'intégration et la prise en compte des besoins de sécurité dans l'ensemble des produits et solutions numériques. »

In-Sec-M est une grappe industrielle qui est pan-canadienne, avec des membres à Toronto, Waterloo et dans l’Ouest canadien, en plus d’Ottawa, l’Outaouais et la région de Montréal. L’industrie de la cybersécurité au Canada est très morcelée a expliqué Antoine Normand. Les grandes entreprises ne créent pas nécessairement la technologie de cybersécurité, mais elles vont la chercher chez des plus petits joueurs. « L’industrie canadienne doit prendre sa place et travailler ensemble. C’est en mettant beaucoup d’innovateurs en commun que l’on va réussir à aller chercher les grands mandats et qu’on réussira à exporter nos technologies un peu partout dans le monde. »

L’objectif est aussi de rapprocher le monde de la recherche et le secteur des PME spécialisées en cybersécurité.

La Ville de Gatineau, via son organisme ID Gatineau, appuie également le projet. « La Ville de Gatineau est dans une position enviable pour accueillir cette importante structure. De l'identité numérique des citoyens à la protection des infrastructures municipales, la cybersécurité doit être une priorité pour toutes les organisations », a dit le maire Maxime Pedneaud-Jobin, lors du point de presse.

La création du Centre d'excellence en cybersécurité permettra notamment :

  • d'avoir accès à l'ensemble des acteurs clés de l'industrie de la cybersécurité, qui seront regroupés en un seul endroit;
  • d'accompagner les entreprises spécialisées et d'accroître leur démarrage;
  • de créer des liens entre les entreprises actives en recherche de solutions, les experts en cybersécurité et les travailleurs;
  • d'organiser des expositions et des conférences afin de définir les défis de l'industrie et d'innover quant aux solutions possibles;
  • d'appuyer différents secteurs en recherche et développement pour mieux sécuriser les technologies émergentes;
  • d'inciter les entreprises étrangères spécialisées en cybersécurité à s'établir au Québec;
  • de favoriser l'établissement de centres de protection des données.

Consulter le site IN-SEC-M

Source :
Service des communications
UQO, 11 mai 2018

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